XILe quartier, dans le clair matin, était plein du mouvement des hommes de corvée, qui balayaient le pavé ou pansaient les chevaux. Au fond de la cour, dans son sale bourgeron et son pantalon de toile, le soldat Bonmont, en compagnie des soldats Cocot et Briqueballe, debout devant une marmite pleine d’eau, épluchait des pommes de terre. De temps en temps une escouade, sous la conduite d’un sous-officier, dévalait en torrent d’un escalier, et répandait sur son passage l’invincible gaieté des êtres jeunes. Mais ce qu’il y avait de plus expressif dans ces hommes instruits à marcher, c’était le pas, un pas lourd et travaillé, une marche écrasante et sonore. À tout moment aussi, des registres petits et grands, divers, nombreux, passaient au bras des fourriers importants. Les soldats Bonmont, Co


