XIIILe jeune Bonmont, se trouvant à Paris en congé de convalescence, visitait l’exposition des automobiles établie dans un coin du jardin des Tuileries, le long de la terrasse des Feuillants. Parcourant une des galeries latérales, réservée aux pièces détachées et aux accessoires, il examinait le carburateur Pluton, le moteur Abeille et le graisseur Alphonse pour paliers et têtes de bielles, d’un œil placide, avec une curiosité lassée par avance. Il rendait çà et là, d’un coup sec de la tête ou de la main, les saluts que lui faisaient les jeunes gens timides et les vieillards obséquieux. Point fier, point triomphant, simple et même un peu vulgaire, armé seulement de cet air de méchanceté égale et tranquille qui lui était d’un si grand secours dans le commerce des hommes, il allait ramassé d


