CHAPITRE 4
Lian Wáng
- Quoi? Qu'as-tu fait père ? Dans quelle embrouille tu t'es mit ? (Demandait Mei toute surprise)
- Je n'aimerais pas que tu le saches. Il faudrait que tu restes en dehors de cette histoire. J'évite de t'informer pour que tu sois à l'abri du danger Mei
- Père de quel abri tu me parles ? Durant ses deux derniers mois tu ignores par quoi je suis passé. Si tu as ne serait ce qu'un peu d'estime pour ma modeste personne alors je te demande de me dire ce qui se passe et tout de suite. Dans le cas contraire j'arrête cette conversation et je t'interdirai de m'approcher.
- Bon d'accord c'est compris. Comme j'avais eu à le dire à l'instant ; c'est moi qui ai commandité l'explosion de la dernière fois. Cela va te paraître affreux, inhumain mais sache que je m'apprête à te faire un aveu. A la fin j'ai bien peur que tu ne veuilles plus me parler. En fait j'ai fuis Pékin. J'ai fuis notre pays à cause des problèmes financiers que j'avais. Je dois de l'argent à d'innombrables personnes. Un soir je visitais un site web de recrutement en ligne. Je suis tombé sur une agence de prestation de service. Elle a promit me donner du travail si je pouvais venir à New Delhi. C'était ça le premier pas. J'étais très endetté. Cette agence m'a alors fait une avance sur mon salaire afin que je puisse couvrir certaines charges passant de notre départ de Pékin jusqu'à notre installation à New Delhi. Quelques jours après notre arrivée, cette agence m'a contacté. Elle m'a confié un travail. Le but était de faire exploser la station d'essence principale de la province. Soit je faisais le travail soit on m'assassinait et toi ils te vendront au marché noir. J'étais prêt à souffrir mais je refusais de t'impliquer dans cette embrouille. Ils m'ont énormément menacé car j'avais déjà été payé en partie. Il fallait que je fasse le job pour accéder à la deuxième partie de mon argent. Alors je l'ai fait. J'ai acheté une bombe que j'ai déposé à la station. Le jour même de l'explosion, je t'ai appelé plusieurs fois mais tu ne décrochais pas. Je voulais te mettre au parfum de ce qui allait se passer. Ensuite, mes recruteurs m'ont conseillés de faire profil bas. Je devais me cacher pendant un moment. Voilà pourquoi j'ai disparu Mei. Je suis sincèrement désolé ma fille.
Mes mots ont été très difficiles à gérer pour ma fille. Stupéfaite, elle me regardait sans rien dire. Les larmes coulaient de ses yeux. J'étais mal à l'aise. J'ignorais comment la réconforter.
- Dit quelque chose Mei. S'il te plaît parle-moi
- Tu es un assassin. Tu es un meurtrier. Je te déteste papa. Et ne dit jamais que tu as dû faire tout cela pour moi. Je ne t'ai jamais demandé de tuer des personnes pour gagner de l'argent. Je te hais père.
Elle se met à courir et rentre tout à coup dans la maison de madame Deepika PADUKONE les yeux inondés de larmes. C'est dommage que ma fille refuse de croire que je me bats énormément pour elle. J'admets avoir commis un crime mais au début j'ignorais que c'était ça le travail que j'allais faire. J'aime beaucoup ma fille. Normalement chez nous en Asie, en particulier en Chine, en Inde, au Pakistan, ou en Afghanistan ; la naissance d'une fille est souvent considérée comme un poids car elle quitte sa famille à son mariage pour enrichir un autre foyer. À l'inverse, un garçon assure la continuité du foyer et des revenus. Pour s'épargner ces inconvénients, des couples choisissent alors d'avoir des garçons plutôt que des filles. Ce choix peut prendre la forme d'un avortement si l'on peut déterminer le s**e du foetus, d'infanticides à la naissance, ou de négligence des filles au profit des garçons. C'est surtout comme une tradition chez nous en Chine. Contrairement à toute cette culture, moi j'ai toujours été heureux d'avoir Mei. C'est une fille remarquable. Je ne me suis jamais plein d'elle. Je l'ai éduqué avec beaucoup d'amour. Mei est tout ce que je dispose de plus précieux dans la vie. A peine elle est rentrée en pleurant que madame Deepika PADUKONE est sortie. J'étais là debout et je regardais sa maison. Une fois dehors, Deepika PADUKONE était très surprise de me revoir. Elle s'approcha de moi lentement. Je voyais de la frayeur en elle.
- Soyez rassuré dame Deepika. C'est bien moi. Je suis vivant (Disais-je)
- Bonsoir monsieur WÀNG. Ne restez pas dehors. Rentrez s'il vous plaît (Répliquait-elle)
- Je crois que c'est une mauvaise idée. Certes, j'aimerais vous remercier pour avoir prit soin de ma fille en mon absence. Et je m'excuse d'avoir disparu. Vous allez sûrement penser que je l'ai abandonné. En réalité j'avais mes raisons et c'était pour la protéger de mes actes.
- Il est réel que je ne vous comprends pas monsieur WÀNG. Disparaitre comme vous l'avez fait ? Néanmoins je ne vous juge pas. Je sais juste que vous avez vos raisons. Mais rentrez avec moi. Vous avez l'air épuisé et vous devez manger quelque chose.
- Merci pour votre générosité mais je ne pourrai pas rentrer avec vous. Je reviendrai demain. Passez une excellente nuit et veillez bien sur ma fille. Elle est tout pour moi.
Je l'a tourne le dos puis je m'en allais. J'avais mal pour ce que j'ai dû faire. J'ignore comment j'ai pu passer du statut de citoyen modèle à celui de criminel. Je marchais le long du trottoir tout pensif. À un moment donné, j'ai entendu une voix féminine m'interpeller. Je me retourne et j'aperçois dame Deepika PADUKONE. Elle s'avançait vers moi à grand pas. J'ai alors décidé de l'attendre. Lorsqu'elle a finit par me rejoindre, elle m'a fait comprendre qu'elle faisait la cuisine mais qu'elle avait terminé. Ensuite elle voulait marcher ne serait ce qu'un petit moment pour se vider la tête. On était alors là à marcher l'un aux côtés de l'autre. Elle me racontait sa vie, ses souffrances, ses problèmes journaliers. J'en ai fait de même. Arrivée à un niveau donné sans qu'elle ne me le demande, je lui ai avoué mon crime. Deepika PADUKONE était sans voix. Je m'attendais à ce qu'elle hurle ou qu'elle se dégoûte de moi mais bien au contraire, elle est restée auprès de moi et m'a accordé sa confiance. Elle m'a fait comprendre que je n'étais pas un criminel. Elle m'a conseillé et m'a interdit d'avoir du remords. Elle m'a redonné confiance. Grâce à cette confiance, je m'apprêtais à lui faire une autre confession. Je saisis sa main ensuite je l'a caressais en disant :
- Deepika PADUKONE je souffre. Je souffre énormément. Si cela ne tenait qu'à moi j'allais me suicider il y a bien longtemps. En fait à l'époque j'étais un homme à l'aise. J'avais tout à ma portée. Je travaillais chez Lenovo. Malheureusement un beau jour, j'ai surpris ma femme en plein ébats sexuels avec mon patron. En ce moment, Mei n'avait pas encore deux ans. Très en colère je me suis séparé d'elle. Ce divorce m'a coûté énormément. J'ai quasiment tout perdu. Ma femme, mon travail, mon honneur et presque beaucoup de choses.
- Je suppose que Mei ignore toute cette histoire concernant sa mère monsieur WÀNG
- Oui c'est vrai. En voulant me quitter, ma femme m'a laissé avec Mei. Elle m'a dit de prendre soin d'elle. Alors j'ai fait en sorte que Mei n'apprenne rien sur sa mère. Je lui ai raconté durant toutes ses années que sa mère était morte. Je sais que cela paraît cruel mais si mon ex-femme a eu le courage de me laisser avec un enfant de 1 an et demi je ne vois pas pourquoi sa fille devrait connaître son existence
- Je suis sincèrement désolée monsieur WÀNG. On sent effectivement que vous avez souffert. Tenez bon pour Mei. Elle a besoin de vous.
- Ne vous en faites pas. Mais de grâce ne dites rien à Mei pour ce que je viens de vous dire. C'est un secret que je ne voudrais pas qu'elle découvre sitôt.
- Elle n'en saura rien monsieur WÀNG. Vous avez ma parole
Dame Deepika PADUKONE me réconfortait énormément avec des mots qu'il faut. On passait un temps paisible ensemble au point ou l'on ne voyait pas l'heure passer. Au bout d'un moment, des hommes en cagoules noir ont débarqué et nous ont encerclés. Le temps de comprendre ce qui se passait, j'ai reçu une balle en pleine poitrine.
Deepika PADUKONE
Je tremblais de peur. J'avais envie de crier mais je ne pouvais pas. Au bout de quelques secondes l'un d'eux sort son revolver et tire sur Lian Wáng le père de Mei. Une balle qui lui perça le coeur. Ensuite ils s'en allèrent. Je croyais que j'allais également me faire tuer mais hélas j'ai été épargné. Allongé au sol, Lian Wáng vomissait du sang. Il peinait à s'exprimer. Néanmoins il arrivait à prononcer quelques mots. Il me confia Mei et me demandait de prendre soin d'elle. A la fin il rendit l'âme. J'étais là toute accroupie et je tremblais de peur. On venait d'assassiner monsieur WÀNG sous mes yeux. J'étais là sans bouger. J'ignorais quoi faire. Les forces de l'ordre patrouillaient dans le secteur. Ils m'ont surprit près du corps de Monsieur Wáng. Ils se sont rapprochés de moi. Ils m'ont interrogé mais j'ignorais quoi répondre. Tout s'était déroulé tellement vite. J'ai finis par être arrêté et conduit au poste de police le plus proche de la scène de crime.