CHAPITRE 3
ARJUN
On dit que « l'amour est aveugle », mais il semblerait que l'argent joue quand même un rôle dans les relations amoureuses. Je suis un pauvre orphelin de mère et de père. J'ai 19 ans. J'ai été adopté par mon oncle paternel. Je suis le petit ami d'Arya. Ma vie amoureuse a toujours été un calvaire ; faute de moyens financiers. Les filles avec qui je suis sortie par le passé m'ont toujours largué pour des hommes riches. Ainsi, j'ai donc compris que nos choix amoureux ne seraient pas simplement basés sur les sentiments et les émotions mais aussi sur l'argent que l'on possède par rapport à l'autre. Arya et moi avions grandi ensemble. Au départ, on était les meilleurs amis du monde. On s'aimait, on se protégeait mutuellement. Cette relation amicale a finalement changée de cap. Nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre et aujourd'hui on sort ensemble. Notre relation amoureuse date de deux ans déjà. C'est-à-dire qu'on a commencé à se dire > depuis mes 17 ans. C'est une fille que j'aime éperdument. Mon amour pour elle me laisse croire qu'Arya serait différente des autres filles que j'ai croisé par le passé. J'ai la conviction qu'elle ne me quittera pas. Elle m'aime pour ce que je suis et non ce que j'ai. Je sais que financièrement je suis très loin de ses attentes, mais j'ai la conviction que demain sera meilleur. J'étudie la médecine dans l'une des facultés les plus fiables de l'Inde. J'aspire à devenir cardiologue. Je devais la rendre visite aujourd'hui. Elle m'a fait comprendre que sa mère n'était pas à la maison. J'ai dû m'y rendre plutôt que prévu. Je m'ennuyais et je n'avais plus rien d'autre à faire à la maison. J'ai dû me rendre chez Arya deux heures en avance. Il était 10h et on avait prévu se voir à 12h. Quelques minutes de marche plus tard, j'arrive chez ma copine. Arya était surprise et furieuse de me voir. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit autant énervé. Elle m'a expliqué qu'elle m'attendait à 12h et que je n'avais pas le droit de me pointer chez elle avant l'heure. Elle m'a grondé pendant quelques minutes avant de me laisser rentrer chez elle. Il faut dire que quand on tombe amoureux, le cerveau devient drogué à un cocktail explosif d'hormones. C'était ainsi que mon cerveau se retrouvait alors tout chamboulé et que mes capacités de jugement, de discernement et d'esprit critique ne fonctionnaient plus aussi bien. C'est normal puisque je me sens faible, je me sens insignifiant lorsque je suis en face d'Arya. C'est notamment, pour cela que l'on dit que l'amour rend aveugle. Malgré qu'elle m'ait hurlé dessus, je ne pouvais rien dire. J'étais là debout à demander pardon comme un enfant suppliant sa mère. Arya était simplement ma vie. Je ne pouvais pas la perdre. On était là à discuter entre amoureux lorsque ma petite amie recevait un appel téléphonique. J'ignorais qui l'a appelé mais à la fin de leur conversation, Arya m'expliqua que je devais m'en aller car elle allait sortir. Tout ce que nous avons prévu de faire ensemble était donc annulé. J'étais très frustré. N'ayant pas le choix, j'ai dû sortir de la maison d'Arya. J'avais l'air d'un moins que rien. C'était comme si elle m'avait humilié. D'abord de la manière dont elle m'a accueillie puis ensuite sa façon de me demander de partir. C'était ridicule. Sur le chemin du retour à la maison, j'ai recroisé la jeune demoiselle que j'avais vu chez Arya. Elle sortait au moment ou moi je venais. Je l'ai recroisé lorsque je rentrais chez moi. Elle était assise sur un banc public. Je me suis rapproché d'elle pour lui dire quelques mots. Cette fille dont j'ignorais le prénom m'avait l'air très sympa juste d'un regard.
- Salut. Excuse-moi pour le dérangement. Je crois t'avoir croisé chez Arya ce matin lorsque je venais la voir (Disais-je)
- Oui salut. C'est exactement cela. Je me rappelle également de ton visage (Répondit-elle)
- Je m'appelle Arjun. Je suis le petit ami d'Arya. (Ajoutais-je)
- Moi c'est Mei Wáng. Je vis avec elle. (Répliquait-elle)
- Waouh. C'est trop cool. Mais je ne t'avais jamais rencontré auparavant. Tu es nouvelle dans la province ? (Demandais-je)
- Oui. Je suis chinoise. Je viens de Pékin. Je vis avec Arya il y a deux mois de cela. Sa mère m'a hébergée depuis le jour ou la station d'essence principale du quartier à explosé. J'étais ici avec mon père. Comme certains, j'ai également perdu mon père à la suite de cette explosion. (Ajoutait-elle)
- Je suis vraiment désolé Mei. Toutes mes condoléances.
- En vérité, je n'ai pas retrouvé son corps. J'ignore s'il est réellement vivant ou mort. Mais il a simplement disparu le jour de cette explosion. J'ai donc considéré que son corps a sûrement été calciné. Mais je crois que ça va à présent. J'essaie de prendre la vie du bon côté et d'aller de l'avant (Disait Mei)
C'était comme ça que Mei et moi avions commencé par échanger. On a fait plus amples connaissances. A défaut de rentrer chez moi tout ennuyé, j'ai passé le reste de la journée avec Mei. On se comprenait facilement. Comme un guide touristique, je l'ai fait visiter quelques magnifiques endroits de notre province. J'ai également appris beaucoup de choses d'elle. Elle m'a parlé de la culture chinoise et j'en ai fait autant de celle indienne. On ne s'apercevait même pas du temps qui passait. Vint le soir ; c'était enfin le moment de se séparer. Je l'ai raccompagné jusqu'à chez elle. Sur le chemin du retour, on a prit une petite pause et je lui ai acheté du pain. Aussi pauvre que j'étais, je pouvais tout au moins offrir du pain à Mei. Arrivé au seuil de la maison d'Arya, je l'ai laissé. Mais avant de partir, je l'ai demandé de me saluer ma petite amie. Je suis retourné chez moi avec un air joyeux. J'avais de quoi être content. Après tout ma journée s'était bien passée.
Mei Wáng
Comme ça fait du bien de se sentir heureuse. Depuis la disparition de mon père, aujourd'hui était la première fois ou je me sentais en paix avec moi même. En l'espace d'un moment je me croyais en rêve. Arjun m'a aidé à me vider complètement la tête. C'est un jeune homme très sympa. Arya a de la chance de sortir avec lui. On s'est promené ensemble, on a rigolé durant toute la journée. Non seulement sympa mais il est aussi très comique. Je ne m'étais pas ennuyée à ses côtés. J'ai simplement passée une merveilleuse journée. Il était 20h lorsque je suis rentrée à la maison. La mère d'Arya était déjà de retour du travail. Elle faisait la cuisine. J'ai décidé d'aller vers elle pour l'a donné un coup de main. Lorsque j'arrive à la cuisine, elle me sourit et dit :
- Alors ma chérie où étais tu passée ?
- Je suis sortie faire une promenade (Répondis-je)
- Toute seule ? Il fallait emmener Arya avec toi. Vous deux n'êtes pas tellement proche l'une de l'autre. J'aimerais vraiment que vous passez assez de temps ensemble. (Ajoutait la mère d'Arya)
- Non je n'étais pas seule. Je me suis promenée avec Arjun le petit ami d'Arya. Mais ne vous en faites pas. Désormais je ferai mes promenades avec votre fille.
A la suite de mes propos, madame Deepika PADUKONE était très en colère. Elle a tout de suite alerté sa fille Arya. Elle n'arrivait pas à comprendre comment sa fille a pu me laisser seule avec Arjun. Elle a hurlée sur sa fille. Elle l'a faisait comprendre que j'étais sous sa responsabilité et qui s'il m'était arrivé un malheur, elle ne l'a pardonnerai jamais. Après s'être fait grondé par sa mère, Arya se tournait ensuite vers moi en ajoutant :
- Je t'ai dit de sortir te promener. Je ne t'avais pas demandé de te jeter dans les bras de mon petit ami. Je te déteste Mei. Va-t-en.
Elle était sincère dans ses paroles. Elle avait failli me gifler également. Ensuite elle est partie se coucher. Je me suis sentie coupable. J'avais du remords. Je n'aurai peut-être pas dû dire la vérité à madame Deepika PADUKONE. Le souci est qu'on ne m'a jamais appris à mentir. Je dis les choses telles qu'elles sont. L'atmosphère qui régnait ensuite dans la maison était chamboulant. Madame Deepika PADUKONE a essayé de me réconforter. Elle m'a demandé de ne pas prêter attention à ce que sa fille Arya venait de me dire. Je suis sortie ensuite quelques minutes prendre un peu d'air. J'étais très heureuse en rentrant à la maison mais en l'espace de quelques minutes, mon humeur avait changé. C'était comme si j'étais un poids que madame Deepika PADUKONE et sa fille Arya devrait supporter. Je n'avais pas envie d'être un problème pour elle. Une fois dehors, je marchais paisiblement. J'ignorais où j'allais, mais je marchais quand même. Arrivée à un niveau donné, j'entendis des pas s'approchant de moi par derrière. Je me retournais aussitôt pour voir celui qui s'approchait de moi et je tombe sur mon père. Tout à coup je me suis mis à hurler.
Lian Wáng
Je l'ai surprit. Elle a paniquée et s'est mise à hurler. Je me suis précipité pour fermer sa bouche avec ma main droite.
- Ne crie pas Mei. C'est papa. C'est moi (Disais-je)
- Mon père est décédé le jour ou la station d'essence principale à explosé (Répliquait-elle)
- J'ai disparus ce jour là. Mais je ne suis pas mort Mei
- Si tu n'étais pas mort, alors pourquoi as-tu disparu ? Pourquoi n'as-tu fait aucun signe de vie? Et pourquoi c'est maintenant que tu te pointes père ?
- C'est une longue histoire Mei. Je veux juste que tu saches que je suis désolé de t'avoir abandonné. Je suis sincèrement désolé.
Mes mots n'appaisaient pas sa colère. Elle était déterminée à connaître la raison de ma disparition. Au bout d'un moment elle me menaçait de cesser de me parler si je ne lui donnais pas plus d'explications. Après avoir longuement réfléchi je lui ai avoué mon crime :
- Mei, je n'ai pas disparu. Je ne t'ai pas abandonné. En fait j'ai juste fait profil bas parce que je suis le commanditaire de l'explosion qui a eu lieu il y a un mois à la station d'essence principale de la ville. C'est moi qui ai commis cet acte malsain et criminel
- Quoi? Qu'as-tu fait père ? Dans quelle embrouille tu t'es mit ? (Demandait Mei toute surprise)