III.-2

2120 Mots

On peut tenir, presser entre ses doigts l’affreux petit livre. La reliure en est protégée par une enveloppe de drap noir, soigneusement cousue. Les pages souvent feuilletées gardent encore une odeur fade et rance. Une méchante gravure polychrome porte au coin gauche, tracée d’une écriture menue et perfide, à l’encre pâlie, cette phrase mystérieuse : « À ma chère Adoline, pour la consoler de l’ingratitude de certaines personnes… » Suprême témoignage sans doute d’une rancune dévote… Quoi ! c’est le livre, le vil petit compagnon de celui-là dont les plus fiers ne peuvent dire qu’ils ont soutenu sans embarras le regard posé sur leur propre pensée – son compagnon – son confident, le confident du saint de Lumbres ! Que cherchait-il à travers ces pages toutes pareilles, où l’énorme ennui d’un prê

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