Restez le plus loin possible de moi.

1630 Mots
******Zineb BARRY Il est à peine 6h mais je me suis déjà préparée pour qu'on aille chercher Hafsa au poste de police. Je ne suis pas tranquille en sachant qu'elle est enfermée. Toute la nuit, je n'ai pas réussi à fermé l'œil. Je tournais et me retournais sur le lit sans succès. Je me suis rendu dans la chambre de mon fils afin qu'on parte mais grande fut ma surprise de constater qu'il n'est pas encore réveillé. Moi : Ibrahim ! Dis-je en le réveillant. Il commence à s'étirer. Moi : Ibrahim ! Ibrahim : Oui maman. Quoi? Qu'est ce qui se passe ? Laisse moi dormir s'il te plaît. Dit-il d'une voix nonchalante. Moi : C'est l'heure. On doit aller au poste de police pour chercher Hafsa. Réveille-toi. Ibrahim : Ah maman ! Dit-il en râlant. Il finit par se redresser dans le lit. Il regarde l'heure. Ibrahim : Il est à peine 6h maman. Laisse-moi dormir s'il te plaît. Je te promets qu'on ira la chercher mais laisse-moi dormir. Je suis fatigué. Il se recouche. Moi : Mais... Il recommence à dormir. Je suis repartie, un peu déçue. (...) Actuellement il est presque 8h. Et Ibrahim n'est toujours pas encore prêt pour qu'on parte. Il prend son petit déjeuner et c'est en ce moment que monsieur prend tout son temps. Moi : Mange vite! Ibrahim : Arrête de me mettre la pression maman. Moi : Hafsa doit certainement souffrir là-bas. On doit vite partir la chercher. Dieu merci, il finit par terminer son petit déjeuner. Je n'ai pas pris la peine de débarrasser la table. Je le ferai à mon retour. On a regagné le parking. Ibrahim : Maman prend ta voiture. Je prendrai la mienne. Tu la ramèneras. Moi j'irai directement au travail par la suite. Moi : D'accord. J'ai donc pris ma voiture et nous sommes partis. Je suis arrivée la première au poste de police. Ibrahim est venu quelques minutes après. Il a retiré sa plainte comme convenu et Hafsa a été libérée. Elle saute à mon cou après m'avoir vu. Hafsa : Tante tu as tenu ta promesse. Tu m'as libéré. Merci beaucoup. Moi : Je t'en prie ma chérie. J'espère que tu vas bien. Hafsa : À part le fait que les moustiques m'ont piqué et aussi que j'ai un peu faim, je vais bien. Moi : Rentrons ! Tu vas manger et prendre ta douche. Hafsa : D'accord tante. Je suis tellement contente de te serrer dans mes bras. Moi : Moi aussi Hafsa. Allons-y. *****Hafsa DIAKITÉ Tante a regagné la voiture. Je suis restée à la sortie pour attendre monsieur Ibrahim afin de le remercier de m'avoir libéré. Et aussi lui présenter mes excuses. Je le vois venir puis je suis allée à sa rencontre. Moi : Monsieur je... Il ne m'a pas laissé terminer puis est parti. J'ai manqué de pleurer. Il m'en veut toujours. Je suis triste. Je m'en veux tellement pour ce que j'ai fait. Je reconnais que j'ai très mal agit. J'ai fini par rejoindre tante dans sa voiture puis nous avons quitté ces lieux cauchemardesques. Moi aussi je parle gros français inh! Vous pensez quoi? Respectez-moi inh! Je fais mon entrée dans la maison en sautant de partout. J'ai commencé à embrasser tous les meubles. Qu'est ce qu'ils m'ont manqué ! Doggy a couru vers moi. Ils commencent à me lécher. Décidément, il adore me lécher. Je ris aux éclats. Tante nous rejoint dans la pièce. Tante : Doggy t'aime beaucoup à ce que je vois. Moi : Oui tante. Et je l'aime aussi. Tante : Tu es une bonne personne Hafsa. Raison pour laquelle il t'aime. Il n'aime pas n'importe qui crois-moi. Moi : Je me sens honorée tante. Mais je suis tout de même triste. Doggy commence à tourner autour de moi. Je vois qu'il a envie qu'on joue. Je lance sa balle au loin. Il a couru pour la chercher. Tante : Triste pour quoi Hafsa ? Moi : Monsieur Ibrahim m'en veut toujours. Tante : C'est normal Hafsa. Ce que tu as fait est très grave. Tu l'as humilié devant beaucoup de personnes dont la plupart étaient ses employés. Moi : Oui je sais tante. C'est pour ça que je désire me racheter. Mais je ne sais pas quoi faire. Tu as une idée tante? Tante : La seule solution que j'ai trouvé c'est d'inviter à nouveau tous ceux qui étaient présents la dernière fois et tu lui présenteras tes excuses devant eux. Tu leur expliqueras tout. C'est la seule option. Moi : Oui c'est une bonne idée tante. On va faire ça. Aide-moi à réunir à nouveau tous ceux qui étaient là. Tante : D'accord. Je le ferai. Moi : Merci tante. Tante : Je t'en prie Hafsa. Allons manger. Tu n'as plus faim? Moi : Je meurs de faim tante. Mais avant ça, laisse-moi aller dans ma chambre. Tu n'as pas idée d'à quel point mon lit m'a manqué. Elle éclate de rire. Tante : Tu m'étonneras toujours Hafsa. Doggy est revenu avec la balle dans sa gueule. Il mettait sa bave partout sur la balle. Moi : Allez mon chien ! Suis-moi. On va dans la chambre. Je cours en commençant à gravir les marches des escaliers. Il me suit en aboyant. Je ris, toute contente. Je l'adore ce chien. Tante : Vous deux là vraiment ! *****Le soir *****Ibrahim MOCTAR Je crois que je finirai un peu tard ce soir. Je devrais peut-être appeler ma mère pour la prévenir. Je prends mon téléphone pour le faire lorsque Soraya fait son entrée dans mon bureau. Soraya : Voilà les documents que tu m'as demandé ! Dit-elle en les posant sur mon bureau. Moi : Merci. C'est bon! Tu peux rentrer. Je vais finir le reste. Soraya : Ok. Euh au fait, je me demandais si je peux rester encore un peu pour t'attendre ? J'aurais besoin que tu me déposes chez toi. Moi : Chez moi? Pourquoi ? Soraya : Tu n'es pas au courant ? Moi : Au courant de quoi? Soraya : Ta mère nous a invité à nouveau. Apparemment on doit tous être là. Moi : Quoi! Tu veux dire que tous ceux qui étaient présents la fois dernière chez moi, seront encore là ? Soraya : D'après ce que j'ai crû comprendre, oui. Moi : m***e! Je me lève tout furieux de mon siège. Je vais finalement rentrer tôt. Le travail peut attendre. Soraya : Alors tu me déposes s'il te plaît ? Moi : Ok allons-y. Soraya : Yes! Fit-elle contente. Laisse-moi prendre mon sac et j'arrive. Moi : Par contre dépêche-toi parce que je ne veux pas attendre. J'ai regagné ma voiture. Elle m'a rejoint l'instant d'après puis j'ai démarré. On arrive chez moi. Et je constate que Soraya disait vrai. Moi : Maman que signifie tout ceci? Ma mère : Bonne arrivée mon chéri. Calme-toi s'il te plaît. Ce n'est pas ce que tu crois. Si j'ai invité tout le monde à nouveau c'est parce que Hafsa a un truc à leur dire. Moi : Quoi! Oh laisse-moi deviner. Elle a encore un autre mensonge à dire n'est-ce pas ? Cette fois ce sera quoi? Ma mère : S'il te plaît calme-toi ok? Et écoute. Je fais l'effort de rester calme. La villageoise commence à parler. Elle a tout expliqué à ceux qui sont là. Elle a reconnu son erreur et m'a présenté également des excuses. J'avoue qu'au départ j'étais sceptique mais son initiative a été bonne finalement. Tout le monde a compris et ils m'ont également présenté des excuses. Mon honneur a été sauvé. Les invités ont fini par s'en aller. Enfin, sauf Soraya qui est toujours là. Je me demande ce qu'elle attend. On la regarde. Soraya : Euh Ibrahim, j'ai besoin que tu me conduises chez moi s'il te plaît. C'est toi qui m'a amené tu as oublié ? Moi : Un instant ! Je suis ressorti puis j'ai demandé à un de mes employés s'il pouvait la ramener chez elle et il a dit oui. Je retourne à l'intérieur et lui fais part de la nouvelle. Soraya : Ok bon. Je vous laisse alors! Bonne nuit. Dit-elle en venant m'embrasser sur la joue. Soraya : Bonne nuit maman. Dit-elle à ma mère. Ma mère : Oui bonne nuit. Elle est ensuite partie. Ma mère : Bon débarras ! Dit-elle soulagée après son départ. Je ris amusé. Ma mère : Ibrahim s'il te plaît, j'ai besoin que tu me conduises chez moi! Dit-elle en l'imitant d'une manière très drôle. J'éclate de rire. Elle est incroyable ma mère. Je cesse de rire quand mon regard va croiser celui de la villageoise. Je me dirige vers les escaliers puis commence à les gravir. Au moment, de faire mon entrée dans ma chambre, j'entends : «Monsieur Ibrahim.» Je regarde et c'est la villageoise. J'ai voulu l'ignorer et entrer tout de même dans ma chambre lorsqu'elle a couru pour m'en empêcher. Elle a posé sa main sur mon bras. Je baisse les yeux vers sa main puis la regarde ensuite. Elle a compris et a vite fait de retirer sa main. Elle : Monsieur Ibrahim s'il vous plaît écoutez-moi. Je suis sincèrement désolée. Je vous promets que ça n'arrivera plus. Merci d'avoir retiré votre plainte. Moi : Bien sûr que ça n'arrivera plus jamais parce que j'y veillerai personnellement. Ne me remerciez pas. Remerciez plutôt ma mère. C'est à cause d'elle. Sinon vous pouvez moisir en prison. Ça m'est égal. Elle : Monsieur Ibrahim. Moi : Restez loin de moi. Mêlez vous de vos affaires. Et tout ira bien. J'espère que vous m'avez comprise? Elle : (timidement) Oui monsieur. Je fais ensuite mon entrée dans ma chambre puis claque la porte derrière moi.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER