Rachid observa la jeune femme encore inerte dans ses bras. S’il l’avait enlevé c’était simplement pour faire face à cette folie, dès leur premier rencontre dans cet hôpital où elle l’avait soigné. Elle obsédait ses pensées plus que tout. La jeune femme était certes d’une beauté en à couper le souffle mais elle avait d’autre chose qu’il ne saurait décrire. Et son bref séjour à des soins intensifs ne l’avait pas aidé. Il ne pouvait dormir pas tranquille enfermé derrière les murs de son château à force de pensée à elle et ça l’agaçait plus qu’il n’en aurait voulu. C’est ce qui l’avait poussé à la surveiller durant 1 an. Il avait tout planifié pour l’empêcher de partir même s’il savait que c’est égoïste de sa part par contre que pouvait-il espère de plus, être avec celle qu’il n’avait cessé de hanter ses songes. Il n’oubliera pas non plus cette période sombre de sa vie où il avait repris les rênes du pouvoir après avoir gagné la guerre contre les rebellions de son coussin et tuer ce traitre. Durant cette guerre il avait acquiert de nombreuse blessure et sans la jeune étrangère il aurait déjà rejoint ses ancêtres, il veut la garder près d’elle pour une raison particulière, il l’aimait par-dessus de tout. Il chevaucha depuis deux bonne heure, il faisait presque nuit, arriver à un nouveau campement il s’arrêta. Il descendit de son cheval et rentre dans la tente déposant Dina sur un matelas gonflable tout en ajustant une couverture pour s’assurer qu’elle n’attrape pas froid, puis retourne à l’extérieur. Il supervisait les alentours pendant un bref instant, une fois convaincu qu’il n’a pas été suivit, il rentra ensuite une seconde fois de la tente. Il fit couler de l’eau dans un bassin au cas où elle se réveillera et retire enfin son voile s’entreprit à observer Dina qui sommeillait tranquillement. Il la contempla un instant et s’installa près d’elle, l’attira contre lui une main possessif autour de sa taille, il était hors de question qu’il prend le risque de la laisser partir à la moindre occasion, peu à peu il s'endormi heureux comme il ne l’avait jamais été depuis maintenant 1 an.
Elle se réveille avec un énorme mal au crane. Elle avait l’impression qu’on lui martelait la tête, elle couina de douleur tout en tenant sa tête entre ses mains. Elle tente de se redresser mais une main ferme la pressa contre lui et le visage de l’inconnu lui fit face. Son voile ne recouvrait plus son visage, elle reconnut immédiatement cet homme qu’elle avait soigné il y a 1 an. Il avait coupé ses cheveux ainsi que sa barbe. Elle le trouvait très beau en ce moment, elle ne devait pas oublier qu’il l’avait retenu captive pensa-t-elle encore sous le choc.
-c’était donc vous depuis le début commença-t-elle d’une voix brisée. Répondez à ma question s’il vous plait afin que je sache ma pénitence mais surtout la vérité. Qui êtes-vous? Et que me voulez-vous?
Rachid comprit bien vite son imprudence d’une manière ou d’une autre elle l’aurait su, sa véritable identité. Il se sentit pris de remord alors qu’elle tenait sa tête entre ses mains.
Il emprisonna sa main dans la sienne et l’attira contre lui. Ses mains caressaient doucement les cheveux de la jeune femme.
-avant que vous ne disiez quoi que ce soit laisse-moi d’abord vous serrer dans mes bras déclara-t-il d’un regard sombre.
Elle ne savait que répondre face à ces paroles bien que rester éternellement dans ses bras ne lui aurait pas déplu. Guidée par un sentiment indescriptible ne broncha pas quand il l’enlaça. Dans ses bras elle avait l’impression de revivre et de tout oubliée même sa maux de tête incessante. Dans un moment qui parut a Dina une éternité, l’inconnu s’écarta légèrement d’elle pour la contempler. Il était en train d’imprimer dans sa mémoire son visage en observant chacun de ses traits, il avait été incapable de l’oublier, son visage lui rappelais leur premier rencontre, il avait passé des journées entières a l’admiré.
-pourquoi me regarder vous, j’ai quelque chose sur le visage?
Sa réflexion la ramenait à la réalité.
-vous êtes très belle.
-merci dit-elle en rougissant. Vous n’avez pas répondu à ma question? Questionna-t-elle d’une voix blanche.
-Je suis le cheikh d’Al Wakhan je m’appelle Rachid Ash Al-Rahim vous aie enlevé de le but de faire de vous ma reine. Vous m’obsédez depuis notre premier rencontre, Dina. J’ai beau essayer de vous oublier mais cela m’est impossible.
Tout en disant ses derniers mots il caressa son visage, sa peau fut parcourue de frisson et elle se surprend à aimer ses caresses.
-vous me surprendrez toujours habibti vous le savez. Pourquoi vous ne me crie pas dessus, ce pourrait que vous ayez abandonné vos idées de suicide ou acceptez-vous l’inadvertance ?
-à quoi me servira-t-il de crier puisque vous m’auriez à nouveau endormi. Répliqua-t-elle en lui lançant un regard des plus noirs.
-je m’en veux de vous avoir endormi mais c’était le seul moyen pour vous empêcher de me filer entre les doigts. Et puis vous n’avez plus à vous en faire pour quoique ce soit. Étant à mes côtés vous ne manquerez de rien, ma reine.
-comment pouvez-vous parler de ça alors qu’on ne s’aime pas. Je suis votre captive et vous voulez faire de moi votre reine. Dit-elle en sentant les larmes lui monter aux yeux. . S’il vous plait laissez-moi partir.
Elle leva les yeux vers lui avec une légère lueur d’espoir qui flancha lorsqu’il vit le regard du roi se fit froid et impassible. Il se leva sans mot, les plis de son visage se durcit sous la colère :
-il y a un bassin de l’autre côté, rafraîchissez-vous. Ensuite nous mangerons une longue route nous attend.
Elle poussa un soupire de désespoir, mais si ce cheikh pensait vraiment l’emmener dans son château sans ses autres tentatives de fuite il se fourre le doigt dans l’œil. Elle obtempéra à contre cœur, l’eau fraiche sous sa peau lui faisait du bien. La tente était grande constata-t-elle vu le nombre de chose qu’il contenait et il était assez spacieux. Elle n’aurait jamais cru que cette histoire il y a 1 ans l’aurait poursuivi jusqu’à aujourd’hui. Elle, la captive d’un cheikh? Elle était censée quitter l’Al Wakhan aujourd’hui au lieu de ça elle était la captive d’un roi. Les larmes coulaient abondamment sous sa joue, à quoi bon pleurer si personne ne lui manquait, peut-être ses collèges de travail, personne ne saurait où la trouver. Elle détacha ses cheveux crépus qui se bouclaient naturellement. Elle plia ses jambes sur sa poitrine réfléchissant à son triste sort. Elle a dû rester trop longtemps car elle entendit les pas du roi se rapprocher d’elle. Dina s’était empresser de se mettre debout quand elle sa silhouette proche du rideau, Elle sortit maladroitement de l’eau et faillit tomber en glissant, elle n’avait pas eu le temps de prendre sa robe qu’il écarta les rideaux.
Il s’arrêta près du rideau, et le soulève.
-Dina, vous allez bien. Je…il n’acheva pas sa phrase.
Il venait de remarquer qu’elle était dénudée. Rachid à priori était tombé des nus devant le spectacle que lui offrait Dina dans toute l’ampleur de sa beauté, ses courbes parfaits, un corps en aurait fait damé même une sainte. Il serrait son poignet, un bouffé de désir s’empara de lui. Elle avait le charme envoûtent d’une sirène et Rachid était incapable de détourner ses yeux, son regard brillait d’un désir presque sauvage, au grand jamais de sa vie il n’avait éprouvé de telle chose. Elle retient les yeux luisant du cheikh qu’elle vit briller d’une manière indéfinissable puis soudainement elle se rendit compte de sa situation, elle attrapa sa robe et se cacha en retoquant :
-bon sang, vous auriez pu au moins me dire que vous allez rentrer. Vous m’avez vu nu.
Cette réflexion semble le ramener à la réalité, il recula mais m’abaissa pas les rideaux pour autant.
-je voulais juste savoir si tout allais bien. Vous êtes magnifique Dina.
Elle rougit malgré elle alors qu’elle vit avec soulagement le roi abaisser les rideaux. Elle s’habille à la hâte, le rejoignit. Elle s’assit près de lui, il invitait à manger. Elle n’osait même pas le regarder son regard se fit fuyant.
-egzazati ne soit pas gêné, ce n’est pas la première fois que je vois une femme nue.
Elle rougit nerveusement avant de répliquer :
-vous auriez dû me demander avant d’entrer.
-je pensais simplement que vous tentez de vous enfuir à nouveau.
Dina n’avait presque rien avalé, elle avait peur. Le cheikh a beau être gentil avec lui par contre elle demeurait méfiante, elle ne savait pas ce qui l’attendait une fois arrivée au palais si tel était bien le cas.
-vous devez manger habibti.
-je n’ai pas faim.
-ce n’était pas une question.
-comment voulez-vous que je mange alors que je suis loin de mon pays. Maugréa-t-elle sentant ses yeux s’embrumer.
Le roi se lève à brule-pourpoint ignorant sa requête.
-nous partons.
-je vous en prie libérer moi la supplia-t-elle dans une dernière tentative pour le persuader car même si elle fuyait le roi la rattrapait vite fait.
-vous savez très bien que je ne peux pas Dina.
-dans ce cas vous allez devoir m’emmener de force car je ne te laisserai pas la tâche facile.
-c’est bien ce que j’ai l’intention de faire.
Il avança alors qu’elle recula, il la mit sur son dos comme un vulgaire sac de patate. Elle hurle :
-relâchez moi je vous en prie. Je ne suis qu’une simple étrangère.
-votre beauté ainsi que votre bonté, votre courage ainsi que votre intelligence a toujours su me capté, vous feriez une parfaite reine. Je vous aime.
-comment osez-vous me dire une chose pareille ?
-en quoi est-ce osé de dire à sa fiancée que l’on l’aime en a mourir.
Elle n’était pas sûr d’avoir parfaitement entendu, et pourtant elle n’était pas malentendante. Elle sentit promptement sa paupière se fermer, elle venait de s’évanouir sans doute a nouveau sous le joug du chloroforme que le cheikh l’avait endormi plutôt.