1.L'inconnu du désert

1675 Mots
Dina avait passé la journée à préparer son départ pour Haïti le lendemain, elle voulait avoir un souvenir de son séjour ici, elle décide d’aller au marché. Même à cette heure de la journée il faisait extrêmes chaud, habiller d’une Djellaba ce vêtement en quelque sorte l’empêchait de prendre un coup de soleil. Dans l’immense rue bruyante de l’Al Wakhan elle faisait ses emplettes sans se préoccuper de son entourage, elle ignorait depuis quelque temps qu’on l’épiait. Elle fit des emplettes puis regagnent l’hôpital, sur son chemin de retour elle fut bousculé par quelqu’un, son sac de provision étaient éparpillés. -ne pouvez-vous pas regarder où vous allez cracha-t-elle en arabe sous le regard provocateur de l’inconnu. Vue sa carrure Dina était persuadée qu’il s’agit d’un homme, son voile l’empêchait de voir son visage. Elle remarqua que ses étaient iris bruns. Elle ramassa ses emplettes et gagna rapidement l’hôpital car l’inconnu n’avait non seulement dédaigné de l’aider mais aussi il l’observait sans broncher et Dina imaginait un visage froid et cruel une fois son visage mit à découvert. Elle ne souhaitait pas s’attarder pour en découvrir plus. Durant son séjour ici, elle n’avait jamais vu aucun homme comme lui. Sans doute un bandit pensa-t-elle pourquoi il ne lui avait pas attaqué? Cette question résonnait dans son esprit elle comme un doux mystère. -Dina, tu es là. Tu n’as l’air complètement essoufflé quelque chose ne va pas? -non, ce n’est rien mentit-elle pour ne pas l’alarmer. Aller au marcher dans ce pays est très fatigant. -j’espère que tu n’es pas fatigué pour une nouvelle attaque, On vient de nous annoncer qu’il y a un nouveau blessé au campement aujourd’hui. Dina mord la lèvre un peu nerveuse, ce n’est pas la première fois qu’elle va au campement durant la guerre pour vérifier s’il y a des blessés, la guerre à terminer il y a environ un an mais rare son des cas où l’on retrouve des blessés provoquer par un conflit politique ou d’autre. Son cœur cogna violement dans sa poitrine et si elle rencontrait à nouveau l’homme au visage caché? -il y a vraiment des blessés s’hasarda-t-elle à demander alors que le directeur la regardait comme si elle n’avait pas toute sa tête. -on m’a signalé qu’il y a un blessé dans le campement du désert je veux que tu ailles vérifier si c’est vrai. -pourquoi moi? Elle se rendit compte de son erreur et rectifia. Euh…je voulais dire pourquoi aujourd’hui? -mieux vaut tard que jamais Dina, tu connais déjà le parcoure et tu dois retourner avant la nuit si tu ne veux pas être la proie d’un puma. Dit-il avec ironie. Dina déglutit, elle n’avait pas l’habitude d’être seul dans le désert pendant la nuit. Elle prend quand même le risque de demander : -n’y a-t-il pas quelqu’un susceptible de m’accompagner? -je suis bien désolé Dina mais personne n’est disponible. -bon, d’accord. J’y vais. Elle installe ses provisions dans sa chambre et commence à chercher son sac mais ne le trouve nulle part. Qui a bien pu retirer son sac? De toute façon elle n’aura pas le temps de le chercher. Elle monte sur un chameau. Elle le fit boire avant de prendre le chemin du campement. Assit dans son bureau Rachid pensait à son triomphe cela fait maintenant un an qu’il avait repris le pouvoir grâce à d’honnête soldat et l’intégrité de son peuple. Il avait innové de nombreuses villes, école que la guerre avait détruite. Il avait tout fait pour instaurer la paix voire même se mélanger au peuple en se dissimulant le visage pour traquer les bandits qui s’attaquait à de pauvre gens. -votre majesté, voici le dossier complet du jeune médecin. Déclara Aras son bras droit. Il attrapa rapidement et lu les quelques lignes. -c’est bien elle, mon détective la surveille comme prévu? Il acquiesça avant de laisser un autre homme rentrer dans la salle. -j’ai des informations pour vous, aujourd’hui on l’envoie dans le campement. Il lui donna un sac contenant ses effets personnels. -bien dans ce cas, si vous me dites la vérité vous serez richement récompensé. -merci, votre altesse vous ne serait pas déçue. Il quitta son bureau et demande à ce qu’on lui prépare son plus rapide cheval. Il enfila son accoutument habituelle pour épier afin de retrouver la ravissante Dina qui n’avait pas quitté ses pensées. Son chameau s’arrêta brusquement quand elle vit au loin le campement, c’est comme si le chameau lui intimait de ne pas aller plus loin. Peu habituer à manier une bête Dina décide de le laisser et commence à marcher vers la tente, ses pieds s’enfoncèrent dans le sable par contre peu lui importait, elle souhaitait une chose retourner au plus vite à l’hôpital. Elle arrive dans la tente après mainte effort elle avait toujours cette difficulté de marcher dans le sable. Elle avança vers une silhouette immobile à l’intérieur de la tente. -je suis venu pour vérifier si il y a de nouveau blessé demanda-t-elle en arabe. Elle n’obtient cependant aucune réponse. -euh, Mr je… Elle lui touche l’épaule, ce qu’elle crut être une silhouette n’était rien d’autre qu’un ensemble de vêtement qu’on avait rembourré dans un sac pour faire croire qu’il y avait une personne. Elle était piégée. Elle commençait à avoir peur elle pivota afin de sortir hors de la tente mais son visage se cogna contre quelque chose de dur, elle leva la tête et vit ses yeux, les yeux d’un homme qu’elle n’avait pu oublier, l’homme masqué. Elle recula instinctivement ses pieds s’entremêlent et elle a failli tomber à la renverse, il la retient à temps l’évitant une chute. -vous…ce fut le seul mot qu’elle était capable de prononcer. -je ne pensais pas qu’à notre prochaine rencontre je vous aurais fait si peur. Rétorqua une voix grave. Elle avait déjà entendu cette voix quelque part mais elle ne saurait dire où. -qui êtes-vous? Et que me voulez-vous s’enquit-elle en se dégagent de ses bras. Elle avait l’impression que sa main avait laissé des empreintes sous sa peau qui fut parcourue d’un vif frisson. -bientôt votre mari et vous, vous serez ma reine. -j’espère que c’est une blague dit-elle en reculant tout en imaginant qu’il s’agit d’un cauchemar dont elle se réveillera bientôt. -mon Dieu faite que ce soit un cauchemar persifla-t-elle en fermant les yeux pour appuyer une quelconque vision cauchemardesque. -non, ma très chère fiancée c’est de la pure réalité. Elle les rouvrit faisant face à ses iris bruns. Il avait dans son regard cette même tendance sauvage qu’il l’avait fait fuir comme la première fois. Elle détailla la pièce à la recherche d’une échappatoire par contre elle n’en trouva aucune, c’était une tente que pouvait-elle espère de plus? -vous ne pouvez pas partir déclara l’inconnu comme s’il lisait le font de ses pensées. Vous venez avec moi. -je n’aie pas l’intention de vous suivre, ni maintenant ni jamais. -si vous allez me suivre. Il lui empoigna le bras, comme elle refusait de marcher il l’entraina. Dina savait que c’était peine perdu de lutter contre cet homme qui le dominait de toute sa hauteur et dont la force était hors du commun. Il l’attira vers un cheval gris sans le moindre effort, Dina détestait ça. -c’est vous qui m’ai piégé je n’aurai jamais dû venir. -j’avais l’intention de venir vous chercher à l’hôpital mais quelqu’un m’a facilité la tâche. Il l’empoigna par la taille et la dépose sur son cheval. Dina profite d’un moment d’inattention, elle saute à terre, se mit à courir. Elle l’entendit pousser des jurons en arabes alors qu’elle tente de gagner au plus vite son chameau qui broutait tranquillement. Elle entendit le bruit de sabot, s’engouffre vers l’animal l’apercevant qu’à quelque mètre. A peine qu’elle avait fait trois pas qu’une main ferme l’empoigna par la taille puis la dépose sur le cheval. Elle se débat en hurlant, il ne la relâche pas pour autant. -mais t’es folle ! S’exclama-t-il en maniant son cheval d’une main ferme l’invitant à être docile. -relâchez moi tout de suite ou sinon je vais me débattre jusqu’à ce que je tombe du cheval. -vous êtes avec l’un des meilleurs cavalier de l’Al Wakhan ça ne risque pas d’arriver. Il tourna les rênes du cheval afin de prendre la direction opposée. -vous m’emmenez où? -je ne vous dirai rien ma reine pas avant que nous soyons arrivés. -c’est une blague de très mauvais goût j’imagine. -non, j’ai bien peur tout ça soit réel. -je vous en prie laisse-moi rentrer, je dois rentrer dans mon pays demain, je vais rater mon vol. -je ne peux pas, maintenant que je t’ai prêt de moi je ferai tout pour te rendre heureuse. -comment peux-tu parler de bonheur alors que tu m’as enlevé. -j’ai toutes les raisons du monde pour le faire. Dans une dernière tentative, elle poussa des cries sollicitant de l’aide alors que l’inconnu éclate de rire. -quel secours espère tu habibti, on est en plein milieu désertique. Rouge de honte qu’il se moque ainsi d’elle, elle baissa la tête cependant, il était hors de question pour elle de ne pas chercher à fuir. Elle essaie de sauter il le comprit car il raffermit un peu plus sa prise sur sa taille. -n’y pense même pas le réprimanda-t-il en la scrutant. -pourquoi vous devinez toujours tout? -j’étais dans l’armé au moindre fait et geste j’étais alarmer. Il l’observa un bref instant avant d’ajouter : -ce serai imprudent de ma part de te laisser voyager ainsi, pas après ce que tu m’as fait. -que voulez-vous dire par là? Demanda-t-elle suspicieuse. -je réfléchissais à un moyen de calmer votre envi de suicide. -je n’ai aucune envie de suicide se défendit-elle. -vraiment s’enquit-il d’un ton enjôleur. Désolé habibti. -désolé pourquoi? -pour ça. Avant qu’elle ne comprenne il posa un mouchoir sur son nez, elle se débattit du mieux qu’elle pouvait mais l’odeur de chloroforme l’endormi rapidement. Une fois convaincu qu’elle est tombée dans les pommes il la cala contre torse pour ensuite tirer sur les rênes obligeant son cheval à aller plus vite.
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