LIV L’AUBERGELes tréteaux trônaient au milieu du patio. Alphon-sine souleva la longue nappe de coton blanc qui se redéposa tout en douceur sur les planches de bois. Elle tira sur les quatre coins pour la positionner. La brise légère allait faire s’envoler son œuvre si elle ne trouvait pas rapidement de quoi la maintenir. Courant en direction de la salle à manger, elle revint avec quatre chandeliers qu’elle posa en toute hâte au centre de la table. Vingt minutes plus tard, elle reprit son souffle pour regarder sa merveille. Tout était parfait, exactement comme il le lui avait demandé. Le banquet n’attendait plus que ses convives. Les rayons du soleil dévoraient la blancheur des assiettes en porcelaine, sautillaient sur les liserés d’or, transperçaient le cristal des verres, caressaient l’a


