Le soleil filtre à peine à travers les rideaux que j’entends la voix douce mais ferme de ma mère : - Claire, debout, il est déjà tard. Je grogne, cachée sous ma couette, les paupières collées. Une panne d’oreiller, ça arrive même aux meilleurs. Je tends une main, attrape mon téléphone, vérifie l’heure. Trop tard. Elle ouvre la porte, entre avec un sourire compréhensif, mais sans concession. - Allez, il faut se lever. Je soupire, m’extirpe enfin du lit, et me dirige vers la salle de bain. Le temps presse. Je me prépare vite et enfile mon uniforme tout en vitesse. Pas le temps de traîner. En descendant les escaliers, mon sac à la main, je croise Lucas qui parle avec son père dans le hall d’entrée. Son père, toujours élégant, une prestance naturelle, a l’air un peu sérieux ce matin. Il


