XXI La médecineÀ force de tourner et de retourner le problème, je parvins enfin à découvrir une espérance. Il me sembla que, sur cet océan d’iniquité où je n’avais plus la force de nager, il restait encore une épave, et je m’y accrochai. Je serai médecin ! m’écriai-je en me frappant le front. Là, dans une mission presque sacrée, dégagé des misères et des passions des hommes, je n’aurai de relations avec mes semblables que pour les soulager dans leurs douleurs ; je ne serai pas seulement le médecin des corps, je serai le médecin des âmes, et quand je trouverai la misère assise au chevet de mes malades, je la guérirai, car je suis riche. Quel plus noble usage pouvais-je faire de mon intelligence et de ma fortune ? Je pris donc ma résolution, et pour me guider sûrement dans la direction de


