XXII La science– Eh bien, je ferai de la médecine scientifique. – De la médecine scientifique ? Ah ! ça, c’est superbe… de loin. Mais de près, c’est comme tout le reste, mêlé de pluie et de soleil… Il ne faut pas vous imaginer que là plus qu’ailleurs on puisse travailler seul et avec ses propres forces : là, comme dans toutes les carrières et surtout dans les carrières scientifiques, il faut être de quelqu’un et de quelque chose : væ soli ! Il faut prendre un maître, il faut embrasser une doctrine, ou, en bon français, s’enrégimenter dans un parti scientifique, sans quoi on ne fait rien qui vaille. Or, parmi les nombreuses propriétés de la démocratie, il en est une qui fait merveille, c’est celle qui a pour tendance de tout incorporer dans la politique, et de faire de toute doctrine un


