48. Les Pouilles Je déchire la jolie enveloppe, bien ringarde avec ses petites colombes qui se bécotent, qui vient de tomber dans notre boîte aux lettres. – Chérie, les Guerin se marient ! – Ah, enfin ! s’écrie-t-elle de la cuisine. – Ils nous invitent, c’est dans les Pouilles, trois jours ! Ni l’un ni l’autre n’avons déjà mis les pieds au sud de l’Italie et le projet nous séduit immédiatement. Nous décidons de prolonger le séjour afin de visiter la moindre, histoire de revenir un peu moins idiots. Je propose : – on y va en voiture ? – Tu rigoles ? Non non, les Italiens roulent comme des tarés et je me tape pas mille kil. de bouchons et de frayeurs ! Nous prendrons donc l’avion. Le père d’Ange accueille bizarrement la nouvelle de notre escapade. Il a l’air préoccupé. Alors que L


