Je remercie ma mère, je lui apprends mon prochain départ, auquel je donne pour cause des affaires importantes. Elle espère qu’à mon retour tout sera oublié entre ma femme et moi, je le lui fais espérer et lui dis adieu. Je suis bien certain qu’elle n’ira pas voir ma femme, cela dérangerait ses habitudes. Je donne à Ernest et à sa compagne tout le temps qui s’écoule jusqu’à mon départ. Ils sont fâchés de me quitter, et cependant ils sont satisfaits que je parte ; il en est de même de moi. Je leur recommande de me donner des nouvelles de ma fille : c’est une partie de moi-même dont je me sépare, mais en restant je ne la verrais pas davantage. Je leur fais jures que, lorsqu’ils m’écriront, il ne sera jamais question de madame Blémont. Enfin un soir j’embrasse tendrement Ernest. Marguerite et


