Je m’étais également présenté, cachant toutefois ma profession car ce renseignement aurait pu briser la magie de l’instant. Entrecoupée de silences plus ou moins longs, la conversation avait porté sur la plongée, les poissons et toutes sortes de sujets d’ordre général. Son français était très correct et, comme je m’en étais étonné, il avait expliqué qu’il venait régulièrement en France puis retournait travailler dans son Irlande natale quand ses fonds étaient en baisse. Les trajets ne lui coûtaient pas cher car il utilisait son voilier pour rallier Cork ou Dingle à la Bretagne. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous avions sympathisé. Il me proposa de venir un de ces soirs en compagnie de Murielle boire un apéritif sur son bateau. Il avait adopté cette coutume de l’apéro, pou


