IXSans perdre une minute, j’ai pris la direction du port de plaisance. J’avais rangé la Rosita III au rayon des souvenirs. En posant le pied à bord, toute une série d’images de la nuit précédente me reviennent en mémoire. Je vérifie le niveau de carburant, démarre le moteur et largue l’amarre. Afin d’éviter de me faire secouer sur ma coquille de noix, j’attends à l’abri de la jetée que se soient estompés les remous dans le sillage d’un chalutier qui rentre au port, puis mets le cap sur tribord. Le lieu de rendez-vous est fixé à quelques encablures de la côte, en dehors des axes de passage. Obéissant aux injonctions de mon interlocuteur, j’ôte mes vêtements, ne conservant que mon maillot de bain. Dans cette tenue, difficile de planquer un flingue. J’ai quand même glissé mon Sig-Sauer entre


