XIIVingt-quatre heures se sont écoulées depuis l’appel de Claude Langlois à Jacques Cormolain. S’il a opéré comme je le lui ai ordonné, l’ancien militant et maître artificier de l’Armée Révolutionnaire Bretonne a rejoint sa bonne ville de Carhaix. Les doigts de pieds en éventail, il doit se constituer une liste d’achats et de plaisirs à la réception des cinquante mille euros manquants. À contrario, Cormolain doit s’inquiéter de ne plus recevoir de nouvelles. Keran, Christelle et moi avons passé la journée d’hier à Lorient. Tels des touristes, nous nous sommes promenés durant toute la journée. Le port de commerce, en particulier, a retenu toute notre attention. Dédaignant les panneaux couverts d’interdiction, nous avons observé d’assez près le travail des dockers. Aux commandes d’une grue


