10.Mon dessein primitif, arrêté avec Homicourt, n’avait point été de tenter de passer à travers les lignes prussiennes dès mon arrivée ; je devais au contraire aller de Versailles jusqu’à Villeneuve-Saint-Georges en étudiant les positions ennemies. Ce serait seulement quand j’aurais fait cette étude que je devrais essayer d’entrer à Paris. Ce retard avait un double avantage ; il me permettait de recueillir les renseignements que mon commandant désirait, et moi-même je profitais de ces renseignements pour risquer mon entreprise sur les points que je savais, par expérience, être les moins bien gardés. Mais les recommandations qui m’avaient été faites à Tours avaient modifié ce projet. En me remettant mes dépêches, on m’avait dit qu’elles étaient pressées, et que je devais tout risquer pour


