11.Je m’étais trop hâté de détruire mon cigare et avec lui la dépêche qu’il contenait. On ne me fouilla point, comme je l’avais craint, et l’on se contenta de me mettre dans une cave, dont on referma sur moi la porte de chêne. Le poste, autant que j’en avais pu juger à la clarté douteuse du matin, était établi dans une villa qui s’élevait au milieu d’un vaste jardin ; les soldats habitaient le rez-de-chaussée, et l’on m’avait donné une pièce du sous-sol pour prison. Mon premier soin fut d’examiner cette prison et ma première pensée de me demander par où je pouvais m’échapper, car j’espérais bien ne pas rester là tranquillement jusqu’au moment où l’on viendrait m’interroger. L’obscurité ne me permit pas de faire mon examen comme je l’aurais désiré, et je ne pus prendre connaissance des


