13.En venant à Ecouen, j’avais cru qu’il me serait facile d’obtenir des renseignements précis sur les lignes d’investissement des Prussiens. Je ferai causer les gens que je connais, me disais-je, et, guidé par eux, je n’irai point me jeter en aveugle sur les sentinelles, comme cela m’est arrivé aux environs de Meudon. Mon ami, n’ayant pu me recevoir chez lui, m’avait logé chez un paysan en qui il avait toute confiance ; ce fut ce paysan que j’interrogeai. Mais par malheur il ne savait rien de précis, car on ne circulait pas dans le pays comme autrefois, surtout on n’allait pas du côté de Paris ; les Prussiens ne le permettaient pas, et puis il pleuvait par là des obus tirés par les forts de Saint-Denis qui ne rendaient pas la promenade agréable. Il y avait beaucoup d’Allemands entre Pier


