17.

3041 Mots

17.L’idée de reprendre l’offensive avec des troupes telles que celles qui formaient la première armée restera toujours pour moi un fait inexplicable. On comprend qu’un ministre enfermé dans son cabinet et raisonnant sur des cartes et des tableaux, abstraction faite de la réalité, se soit dit : « Nous avons cent mille hommes à Bourges, Paris est menacé de succomber à la famine dans un délai prochain, il faut coûte que coûte risquer ces cent mille hommes pour débloquer Paris ». Mais si ce ministre se mêle à la réalité, s’il visite les armées « pour voir ce qu’il y a de bon à en tirer », comme il le dit lui-même, on se demande comment il a pu concevoir ou approuver un plan de campagne qui, au milieu de l’hiver, par la neige et le froid, devait conduire jusqu’en Lorraine une armée incapable

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER