IVCharles Marellier s’attardait, après le déjeuner, dans la salle à manger de la maison paternelle. Son père et son frère, leur cigare fumé, étaient partis pour se remettre au travail, mais lui, paresseusement étendu dans un moelleux fauteuil, songeait en suivant d’un œil distrait les spirales bleuâtres qui s’échappaient de sa cigarette. Il murmura tout à coup, avec un geste d’irritation : – Je m’ennuie à vingt francs l’heure, ici ! Il faut que j’essaye de taper père d’un billet de mille, pour aller m’amuser un peu à Trouville. C’est qu’il devient terriblement dur à la détente, depuis que les affaires ne battent plus que d’une aile ! Avec ça, des menaces de grève. Georges et lui sont beaucoup trop bons pour tous ces gaillards-là. Cette idée d’aller faire construire des maisons ouvrières


