Kuroishi le suprême des Yakuzas
Depuis plus de cinq siècles, la famille Kuroishi règne en maître incontesté sur le monde des yakuzas, une organisation criminelle redoutée et respectée non seulement en Asie, mais aussi à travers le monde entier. De génération en génération, le titre de chef suprême se transmet, chaque héritier portant le lourd fardeau de maintenir l’honneur et la puissance de la famille. Cette dynastie a su imposer sa loi et son influence, bâtissant un empire fondé sur la peur et le respect.
Yamikage Kuroishi, le 114ème suprême des Yakuzas, dirigeait cette organisation avec une poigne de fer. Surnommé Jigoku no ō, ce qui signifie le roi des enfers, il était aussi impitoyable que dépourvu d’âme. Son cœur était plus sombre que la réserve NamibRand, l’un des endroits les plus obscurs de la planète. Il y a quelques années, il a sacrifié sa vie pour l’honneur des yakuzas et de sa famille en se faisant exploser avec l’équipe la plus puissante qui avait réussi à obtenir des preuves compromettantes sur leur famille. Il fut enterré en héros, avec tous les honneurs dus à un chef Yakuza. Il laissa derrière lui deux fils : Yamiko, l’aîné, et Shikoku, l’héritier. Il n’avait ni frère, ni sœur, ni oncle, ni tante, ni père, ni mère, car il les avait tous éliminés pour préserver l’honneur de la famille.
Shikoku n’a pas toujours été cet homme impitoyable que l’on connaît aujourd’hui. Son enfance, bien que marquée par la rigueur et la discipline imposées par son père, était également remplie de moments de tendresse et d’innocence. Dès son plus jeune âge, Shikoku a été formé aux arts martiaux et aux stratégies de combat. Ses journées étaient rythmées par des entraînements intensifs et des leçons sur l’honneur et la loyauté. La tradition familiale stipulait que chaque héritier ne finirait sa formation que s’il réussissait à éliminer son maître, celui qui l’avait entraîné depuis l’enfance. Ce n’est qu’après cet acte qu’il pourrait accéder au trône. Les maîtres étaient choisis parmi les yakuzas les plus forts, les plus dangereux, les plus redoutables et les plus compétents. Shikoku grandit dans la peur et face à un grand dilemme : celui de tuer son maître Anrei, qui lui avait tout appris et qu’il aimait plus que son propre père.
Son père, un homme sévère mais juste, voyait en lui le futur chef des yakuzas et ne laissait aucune place à la faiblesse. Malgré cette éducation stricte, Shikoku trouvait du réconfort auprès de son frère aîné, qui était son modèle et son protecteur. Ensemble, ils partageaient des moments de complicité, loin des attentes écrasantes de leur famille. Ces souvenirs d’enfance, bien que rares, étaient précieux pour Shikoku et constituaient les rares instants où il pouvait être simplement un enfant.
Poussée par des intérêts géopolitiques, l’organisation décide de s’implanter en Afrique afin de perpétuer ses activités criminelles sur tout le continent. Yamiko Kuroishi, qui s’occupait des affaires familiales en attendant la fin de la formation de son frère, décide d’exécuter lui-même cette mission. Cependant, Yamiko fut brutalement assassiné en Afrique, un continent lointain et mystérieux pour les Kuroishi. Cet événement, aussi terrible et tragique soit-il, bouleverse profondément Shikoku. Malgré son apparente froideur, il ressent une douleur intense et un vide immense, une perte qui le marquera à jamais.
Il se résigna alors à une chose, finir son entraînement, prendre son titre et venger son frère.
Dans la même soirée, Shikoku brisa la promesse qu’il avait fait à son maître, puis le tua sans scrupule et l’enterra de la manière la plus honteuse. Bientôt reconnu chef, son ultime but était de prendre la route de l’Afrique et y semer le chaos