44.Si bonne volonté que j’eusse, je ne pouvais pas être assidu à mon travail, comme mes camarades. Tant que le jour durait, ils restaient devant leur chevalet, et une courte promenade après dîner, une flânerie d’une heure dans les rues de notre quartier leur suffisait très bien ; on descendait par la Chaussée-d’Antin, on remontait par la rue Laffitte, en s’arrêtant devant les expositions des marchands de tableaux, et tout était dit ; on avait pris l’air et on avait fait de l’exercice. Pour moi, il m’en fallait davantage. J’avais pris dans ma vie active, en plein air, des besoins et des habitudes que cette vie renfermée ne pouvait contenter. Assurément, si j’avais dû rester dans un bureau, comme j’en avais été menacé un moment, je serais mort à la peine, asphyxié, ou bien j’aurais fait exp


