12.

1706 Mots

12.Si la présence de ce Solignac au dîner du général Martory m’avait tout d’abord inspiré une certaine inquiétude, maintenant elle me révoltait. A la pensée de me trouver à la même table que cet homme, je n’étais plus maître de moi ; des bouffées de colère m’enflammaient le sang ; l’indignation me soulevait. Et cependant je ne croyais pas un mot de ce que m’avait dit Vimard. Pas même pendant l’espace d’un millième de seconde, je n’admis la possibilité que ce propos infâme eût quelque chose de fondé. C’était une immonde calomnie, une invention diabolique dont se servait le plus misérable des hommes pour masquer ses cheminements souterrains. Mais enfin une blessure profonde m’avait été portée ; le souffle empoisonné de cette calomnie avait passé sur mon amour naissant comme un coup de mist

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