— Oui ! répliqua l’amazone, je connais depuis longtemps vos bons traitements ! Vous ne m’avez laissé ni nom ni réputation. Les ossements de ma mère se soulèveront dans le tombeau quand les miens iront l’y rejoindre. Vous n’avez laissé à moi et aux miens ni maison, ni lit, ni couvertures, ni bestiaux pour nous nourrir, ni toisons pour nous couvrir. Vous nous avez tout enlevé, tout, jusqu’au nom de nos ancêtres, et maintenant vous venez pour nous enlever la vie. — Je n’en veux à la vie de personne, dit le capitaine, mais je dois exécuter mes ordres. Si vous êtes seule, vous n’avez rien à craindre : s’il se trouve avec vous des gens assez insensés pour nous opposer une résistance inutile, ils n’auront à accuser qu’eux-mêmes du sort qui les attend. Sergent, en avant ! — En avant, marche ! cr


