Chapitre 31 Oui, malheur aux vaincus ! telle fut la menace Que répéta jadis d’une terrible voix Le belliqueux Brennus dont la bouillante audace Fit céder la balance aux glaives des Gaulois, Lorsque Rome orgueilleuse et cependant soumise Apportait sa rançon à ses fiers ennemis. Oui, malheur aux vaincus ! c’est encor la devise Que portent nos drapeaux dans les pays conquis.La Gauliade. M on premier soin fut alors de chercher des yeux Dougal parmi les vainqueurs. Je ne doutais plus que le rôle qu’il avait joué ne fût concerté d’avance pour amener dans ce défilé dangereux l’officier anglais et sa troupe, et je ne pus m’empêcher d’admirer l’adresse avec laquelle ce demi-sauvage, en apparence si naïf, avait caché son dessein et s’était fait arracher, comme de force et par crainte


