– Mange le pauvre ? dit l’abbé Cénabre. Le vieux le regarda de côté, avec méfiance. Puis il rit à petits coups, incrédule. – Des fois ? Elle est bonne ! Et qu’est-ce que vous faites, patron ? Il y en a qui se contentent avec mon polichinelle. Vous, il vous faut le vrai, il vous faut l’homme. Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Que faites-vous ?… Notez qu’il n’y a pas d’offense : je voudrais vous contenter. Seulement j’ai pas l’habitude, c’est dur, ça me fout le cafard, bon Dieu ! Je peux pas arriver à me tirer de ma coquille. Au lieu que d’ordinaire, je vas vous expliquer… Instantanément sa face rayonna d’une joie terrible. – C’est la première fois que je m’emballe sur un type dans votre genre : vous m’avez fait peur. Je préfère les rigolos. Je dors le jour du côté de l’Observatoire. Je


