DEUXIÈME PARTIE-9

1577 Mots

– Comment diable êtes-vous venu me trouver ce soir ? Mais l’Auvergnat, décidément apaisé, ne résistait plus, s’abandonnait. Sa pauvre âme, préparée à cette détresse voluptueuse par l’anxiété des dernières semaines, brisée par l’immense effort qu’il avait fait ce jour même, il se donnait à l’homme étrange qui lui parlait un nouveau langage, qui le traitait ainsi en égal. Tout le passé n’était qu’un rêve. Le présent même s’évanouissait. Jamais l’idée du suicide n’avait été dans son esprit plus vague, plus inconsistante, moins formulée, et pourtant jamais encore elle n’avait été si vivante. Le cerveau la concevait à peine, elle était comme la morose rumination de l’être tout entier. La conscience, déjà vaincue, faisait silence. – Pour la raison que j’ai dite ; j’y avais été poussé par Mgr E

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