PREMIÈRE PARTIE-8

2132 Mots

L’abbé Chevance se taisait. – Je retiendrai néanmoins quelque chose de ces paroles sévères : il est vrai que mes travaux absorbent toute ma vie, qu’un prêtre aussi humble et zélé que vous êtes peut se scandaliser de me voir trop attaché, en apparence, aux vanités mondaines et, réellement trop passionné des choses de l’esprit, enfin si peu sacerdotal. N’ayant à me reprocher aucun manquement capital, ni même grave, j’ai cru trop aisément qu’on se peut dispenser de cette surveillance de l’âme, en un mot de ce contrôle fort et subtil que nos vieux maîtres appellent du beau nom de l’oraison. La critique n’y supplée point. La familiarité pour ainsi dire professionnelle dans laquelle je vis depuis longtemps auprès de ces hommes d’une spiritualité si haute et si parfaite, m’a fait illusion : je r

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