— C’est un chiffon de papier ! me dit doucement l’imprésario pour m’enlever toute crainte. La logeuse faillit tomber à la renverse en ouvrant la porte. Dans ma chambre, ma mère et Cyrille ne m’attendaient plus : un journal annonçait que j’étais en prison. Ils se mirent tous deux à pleurer en me voyant. Jockey battait doucement de la queue. Voilà comment je revis ma mère après des mois de séparation. Cyrille retourna aussitôt à Paris, je ne fus occupée que de me reposer pour affronter la première le soir même. Dès le lendemain, il fallut donner des explications à ma mère, c’est-à-dire édulcorer ce que Cyrille avait lâché, nier ce que la logeuse avait lu et plus ou moins traduit, en un mot, mentir. J’en fis un coup monté par l’imprésario qui dans cette période de jeux olympiques n’avait pas


