Chapitre 4-1

2063 Mots

Chapitre 4 Ainsi donc, Marine montait sans moi. Ma souffrance était plus faite de honte que de haine. Mais la honte, si elle engage le plus souvent à dissimuler, à se soustraire, libère parfois des poussées de haine revigorante et constructive. Je n’en étais pas là. Ma honte était flagrante et déjà admise, les commentaires en étaient épuisés, sauf à me rencontrer dans Pigalle, à m’en parler. Par hasard. Cela ne manquait pas d’arriver. Il fallait tirer sur le dépit, toujours ridicule, le rideau de la modestie. Je vivais fiévreuse et blessée. J’avais reçu tant de coups que je m’attendais, résignée, à en recevoir d’autres. Aux pipelettes du boulevard de Clichy, j’avouais ma déception. Sans quoi, on ne m’aurait pas crue, on se serait gaussé. L’épreuve était d’essuyer des consolations. Certai

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