XIVTrois semaines après l’incendie qui avait détruit une partie de sa demeure, M. Charlier rendit le dernier soupir, après une longue agonie. Quelque temps auparavant, il avait fait venir Elfrida et lui avait dit : – Je me suis occupé de demander votre émancipation, ma chère enfant. Ainsi, après moi, vous vous trouverez libre. Mais je crois que le mieux, pour vous, serait de demeurer ici, sous le chaperonnage de ma belle-fille. Elfrida avait fait une réponse évasive. En réalité, l’antipathie de Mme Charlier à son égard, bien que voilée par la politesse, ne lui avait pas échappé, et elle ne se souciait aucunement de lui demander sa protection. Cette entrevue entre le tuteur et la pupille fut la dernière. M. Charlier s’étant trouvé plus mal, Jeanne en prit prétexte pour faire savoir à Ml


