XVCe soir-là, son dîner terminé, Raymond s’était, comme de coutume, retiré dans son cabinet de travail, avec l’intention de lire un volume récemment paru dont il entendait dire grand bien... Mais tandis que ses doigts manœuvraient machinalement le coupe-papier d’ivoire, sa pensée revenait à une idée qui l’occupait depuis l’incendie de l’hôtel Charlier : son coup manqué, Frund Erlich – car il ne doutait pas que ce fût lui-même – ne recommencerait-il pas d’une autre façon ?... et ne fallait-il pas considérer la vie d’Elfrida comme perpétuellement menacée ? Il y avait tout lieu de le redouter. Le bandit avait d’ailleurs la partie belle, avec cette jeune fille sans appui, sans protection autre que celle de César Bartel, excellent garçon tout dévoué, mais qui ne serait pas capable de discerner


