D’un geste timide, Elfrida désigna un siège au jeune homme... Mais il refusa, avec un remerciement bref, et demeura debout, adossé à la cheminée. Avec précision, il raconta ce qu’il savait sur Nathaniel Barnett, sur ses accointances avec Valloux, sur les relations de Mme Barnett avec Mme Charlier. La seule chose qu’il ne mentionna pas, ce fut l’identité réelle de ladite Mme Barnett. Tant qu’on le pourrait, – toujours, si c’était possible – Elfrida devait ignorer que la complice de Frund Erlich était sa mère. Toute pâle maintenant, les yeux dilatés par l’horreur, Elfrida écoutait Raymond lui faisant part de ses soupçons au sujet de l’incendie, puis de ceux que venait de susciter en lui cet envoi de fleurs et de bonbons... – ... Car si – comme je n’en doute plus maintenant – ce Barnett est


