VII

2225 Mots

VIIÀ ce moment, Elfrida, assise dans sa chambre, songeait, le front dans sa main, le coude appuyé au bras de son fauteuil. Elle se sentait le cœur lourd de tristesse et d’angoisse... Certes, l’accueil de M. Charlier avait été aussi affectueux qu’elle pouvait le désirer, et maintenant encore, il se montrait pour elle plein de sollicitude, de paternelles attentions... Marcel, qu’elle avait connu jeune garçon, lui témoignait autant de cordialité que le lui permettait sa molle nature... Mais l’attitude de Mme Charlier, dès leur première entrevue, l’avait frappée et très profondément froissée. La jeune femme, après la présentation faite par son beau-père, avait paru ignorer la nouvelle venue. Elle ne lui adressait pas la parole, avait pour elle des regards pleins de morgue dédaigneuse. La croi

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