L'Aube sur la Soie
Le soleil de ce premier matin de mariage ne ressemblait à aucun autre. Il ne filtrait pas à travers des rideaux de fortune, mais perçait avec douceur les persiennes de bois précieux de la suite nuptiale, jetant des lances d'or sur le tapis persan.
J'ouvris les yeux avec une lenteur infinie. Mon corps me semblait étranger, lourd d'une lassitude nouvelle et de courbatures qui me rappelaient, dans chaque fibre, les assauts de la nuit. Je sentis immédiatement la chaleur d'un corps contre le mien. Yunus dormait encore, son bras puissant barrant ma taille comme une ancre.
Je tournai la tête avec précaution. Sans son regard de lion, son visage était d'une beauté presque insoutenable. Sa barbe de quelques jours ombrait sa mâchoire, et ses longs cils reposaient sur ses pommettes hautes. En baissant les yeux vers les draps de satin blanc froissés, je vis la preuve de mon passage à l'âge adulte : une petite tache de sang, d'un rouge sombre, comme une signature sur un contrat sacré. Une larme solitaire roula sur ma joue. Ce n'était pas du regret, mais le vertige de l'irréversible. J'étais sienne.
Le Réveil du Lion
Soudain, je sentis le bras de Yunus se resserrer. Ses yeux s'ouvrirent, sombres et lucides dès la première seconde. Un sourire lent, d'une satisfaction masculine absolue, étira ses lèvres.
— Bonjour, mon doudou, murmura-t-il d'une voix rauque qui fit vibrer tout mon être.
Je me sentis rougir, cherchant à remonter le drap sur ma poitrine nue. Il laissa échapper un petit rire étouffé et m'attira plus près, mon dos contre son torse brûlant.
— Ne te cache pas de moi, Malia. Il n'y a plus aucun secret entre nous. Tu as été courageuse cette nuit. Tu as fait de moi l'homme le plus fier de cette ville.
Je me tournai dans ses bras pour lui faire face, enhardie par la douceur de son regard. — Habibi... murmurai-je timidement, testant ce mot arabe que j'avais entendu dans les chants de mariage.
Il se figea, ses sourcils se haussant de surprise. — Habibi ? Mon amour ? Tu apprends vite, mon doudou. Répète-le.
— Habibi, répétai-je plus fermement, en posant ma main sur son cœur.
Il me saisit le visage entre ses larges paumes, m'embrassant avec une ferveur qui manquait de me couper le souffle. — Si tu m'appelles ainsi, sache que je ne te laisserai jamais partir. Jamais.
La Demande et le Cadeau
Profitant de ce moment de grâce, je pris mon courage à deux mains. — Puisque je suis ta reine désormais... est-ce que je peux te demander une faveur ? J'aimerais que Safi vienne me voir. Elle me manque. Je me sens... perdue dans ce grand palais sans un visage familier.
Yunus caressa ma joue, son regard se faisant pensif. Sa possessivité luttait visiblement contre son désir de me plaire. — Safi, hein ? Ta petite sœur. Je ferai envoyer le chauffeur la chercher demain. Elle pourra rester quelques jours. Mais souviens-toi, Malia : tes journées m'appartiennent, et tes nuits encore plus.
Il se leva, magnifique dans sa nudité assumée, et enfila une robe de chambre en soie sombre. — Habille-toi. J'ai quelque chose pour toi dans la cour. Quelque chose pour marquer ce premier jour.
La Range Rover Blanche
Quand nous descendîmes sur le perron de marbre, je restai bouche bée. Garée devant l'entrée, une Range Rover blanche étincelait sous le soleil. Elle était imposante, pure, avec un ruban rouge démesuré sur le capot.
— Elle est à toi, Malia. Pour tes déplacements. Je ne veux pas que ma femme circule dans n'importe quoi. Elle est blanche, comme ta pureté, et solide, comme la protection que je t'offre.
Je caressai la carrosserie froide, incapable de réaliser. Hier, je n'avais rien. Aujourd'hui, j'avais un mari qui m'appelait son doudou, un palais, et une voiture de rêve.
— Mais je ne sais pas conduire, Yunus !
Il vint se placer derrière moi, ses mains sur mes hanches. — Tu apprendras. En attendant, tu as un chauffeur privé. Je veux que le monde entier sache, quand cette voiture passe, que c'est la femme de Yunus qui arrive.
Il m'embrassa le cou, une morsure légère qui marquait son territoire. La vie de luxe commençait, mais je savais déjà que chaque cadeau de mon "Habibi" était un barreau de plus à ma cage dorée.
L'Aube sur la Soie
Le soleil de ce premier matin de mariage ne ressemblait à aucun autre. Il ne filtrait pas à travers des rideaux de fortune, mais perçait avec douceur les persiennes de bois précieux de la suite nuptiale, jetant des lances d'or sur le tapis persan.
J'ouvris les yeux avec une lenteur infinie. Mon corps me semblait étranger, lourd d'une lassitude nouvelle et de courbatures qui me rappelaient, dans chaque fibre, les assauts de la nuit. Je sentis immédiatement la chaleur d'un corps contre le mien. Yunus dormait encore, son bras puissant barrant ma taille comme une ancre.
Je tournai la tête avec précaution. Sans son regard de lion, son visage était d'une beauté presque insoutenable. Sa barbe de quelques jours ombrait sa mâchoire, et ses longs cils reposaient sur ses pommettes hautes. En baissant les yeux vers les draps de satin blanc froissés, je vis la preuve de mon passage à l'âge adulte : une petite tache de sang, d'un rouge sombre, comme une signature sur un contrat sacré. Une larme solitaire roula sur ma joue. Ce n'était pas du regret, mais le vertige de l'irréversible. J'étais sienne.
Le Réveil du Lion
Soudain, je sentis le bras de Yunus se resserrer. Ses yeux s'ouvrirent, sombres et lucides dès la première seconde. Un sourire lent, d'une satisfaction masculine absolue, étira ses lèvres.
— Bonjour, mon doudou, murmura-t-il d'une voix rauque qui fit vibrer tout mon être.
Je me sentis rougir, cherchant à remonter le drap sur ma poitrine nue. Il laissa échapper un petit rire étouffé et m'attira plus près, mon dos contre son torse brûlant.
— Ne te cache pas de moi, Malia. Il n'y a plus aucun secret entre nous. Tu as été courageuse cette nuit. Tu as fait de moi l'homme le plus fier de cette ville.
Je me tournai dans ses bras pour lui faire face, enhardie par la douceur de son regard. — Habibi... murmurai-je timidement, testant ce mot arabe que j'avais entendu dans les chants de mariage.
Il se figea, ses sourcils se haussant de surprise. — Habibi ? Mon amour ? Tu apprends vite, mon doudou. Répète-le.
— Habibi, répétai-je plus fermement, en posant ma main sur son cœur.
Il me saisit le visage entre ses larges paumes, m'embrassant avec une ferveur qui manquait de me couper le souffle. — Si tu m'appelles ainsi, sache que je ne te laisserai jamais partir. Jamais.
La Demande et le Cadeau
Profitant de ce moment de grâce, je pris mon courage à deux mains. — Puisque je suis ta reine désormais... est-ce que je peux te demander une faveur ? J'aimerais que Safi vienne me voir. Elle me manque. Je me sens... perdue dans ce grand palais sans un visage familier.
Yunus caressa ma joue, son regard se faisant pensif. Sa possessivité luttait visiblement contre son désir de me plaire. — Safi, hein ? Ta petite sœur. Je ferai envoyer le chauffeur la chercher demain. Elle pourra rester quelques jours. Mais souviens-toi, Malia : tes journées m'appartiennent, et tes nuits encore plus.
Il se leva, magnifique dans sa nudité assumée, et enfila une robe de chambre en soie sombre. — Habille-toi. J'ai quelque chose pour toi dans la cour. Quelque chose pour marquer ce premier jour.
Quand nous descendîmes sur le perron de marbre, je restai bouche bée. Garée devant l'entrée, une Range Rover blanche étincelait sous le soleil. Elle était imposante, pure, avec un ruban rouge démesuré sur le capot.
— Elle est à toi, Malia. Pour tes déplacements. Je ne veux pas que ma femme circule dans n'importe quoi. Elle est blanche, comme ta pureté, et solide, comme la protection que je t'offre.
Je caressai la carrosserie froide, incapable de réaliser. Hier, je n'avais rien. Aujourd'hui, j'avais un mari qui m'appelait son doudou, un palais, et une voiture de rêve.
— Mais je ne sais pas conduire, Yunus !
Il vint se placer derrière moi, ses mains sur mes hanches. — Tu apprendras. En attendant, tu as un chauffeur privé. Je veux que le monde entier sache, quand cette voiture passe, que c'est la femme de Yunus qui arrive.
Il m'embrassa le cou, une morsure légère qui marquait son territoire. La vie de luxe commençait, mais je savais déjà que chaque cadeau de mon "Habibi" était un barreau de plus à ma cage dorée.