5 heures du matinSURVIVRE JE ME RÉVEILLE EN SURSAUT, couvert de sueurs, je me suis endormi dans le fauteuil de notre triste chambre d’étudiant, je suis toujours vivant. Dirigeant le regard vers le lit, je vois que Brit respire encore. Une mucosité séro-sanglante sourd au coin de ses lèvres, sa gorge s’encombre par intermittence, entraînant des quintes de toux violentes. Sa respiration est de plus en plus faible, sifflante, irrégulière. La situation me paraît médicalement dépassée. Les stigmates de la mort prochaine sont déjà présents, cavités orbitaires enfoncées, pommettes saillantes, lèvres quasi exsangues, arête nasale de plus en plus fine, stigmates accentuant bizarrement l’harmonie de ses traits. Effondré, désespéré par cette sinistre aventure et son affreuse conclusion, je contemple


