19 h 45-2

1938 Mots

Je me souvins des transports de troupes américains en 1918. Les hommes déjà atteints, porteurs du virus, vivant dans une promiscuité totale, tombaient comme des mouches. Chaque jour, on jetait des cadavres à la mer avant même d’atteindre la France et… le champ de bataille. Le virus trouva là des conditions idéales de nuisance. Sur plus de 1 700 000 hommes qui firent le voyage, combien moururent du virus ? Difficile à dire. John Barry, dans son livre très documenté The great influenza, avance le chiffre de 10 %, soit 170 000 hommes morts (uniquement pour les militaires) de cette fameuse grippe espagnole, morts de cette épidémie avant de combattre. Je me rappelai également que, miraculeusement, la contre-offensive allemande de l’été 1918, décidée par Ludendorff, faillit être annulée par man

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