Les vaccinations sont terminées en moins d’une heure. Jukawsson a accepté de ne pas me vacciner une deuxième fois. Au cours de la conversation, il a bien voulu reconnaître que le vaccin utilisé n’était pas spécifique de l’épidémie virale en cours. Les seuls réfractaires sont quelques jeunes Anglais déchaînés, paniqués et encore sous le choc de la disparition de leurs camarades. Plusieurs infirmiers sont requis pour les calmer et les traiter, contre leur volonté. Ce sera le seul incident de notre séance de vaccination collective. Nous rejoignons la sortie du bâtiment où des minibus nous attendent, moteurs en marche, pour le transfert vers notre « casernement », vers notre destin. La bouffée d’air glacial à l’ouverture des portes, me rappelle brutalement où nous sommes et mon devoir envers H


