Berlin, nuit du 1er au 2 mai 1945Les soldats perdus Le Troisième Reich vivait ses dernières heures, écrasé par le rouleau compresseur soviétique. Il fallait reconnaître que Martin Bormann28, le secrétaire particulier d’Hitler, avait fait preuve de courage en ne suivant pas les perdreaux qui s’étaient envolés dès le lendemain de l’anniversaire du Führer ; le 20 avril Hitler fêtait ses cinquante-six ans. Le vieux fou tremblait comme une feuille, rongé par la maladie de Parkinson, c’est pour cette raison qu’il s’était entaillé le doigt en coupant son gâteau d’anniversaire. Bormann avait été obligé d’ingurgiter une part de génoise à la vanille imprégnée du sang de son chef. À cette date, l’état-major allemand savait que la 12e armée de Walther Wenck29 qui défendait Berlin à l’ouest ne viend


