IV-1

2003 Mots

IV Les trois jours suivants furent des jours d’attente. Lucile attendait Gaston comme s’il pouvait déjà avoir reçu sa lettre ; Mme Benoît espérait que ses nobles débiteurs lui rendraient ses visites. La mère et la fille restèrent donc à la maison, mais non pas ensemble. L’une était assise devant une fenêtre du salon, les yeux braqués sur la porte-cochère ; l’autre se promenait sous les marronniers du jardin, les yeux tournés vers l’avenir. Mme Benoît comptait sur son luxe pour se faire des amis : elle se promettait de montrer les beaux appartements du rez-de-chaussée : « Nous aurons du malheur, pensait-elle, si personne ne nous offre, en attendant, une tasse de thé : on offre volontiers à celui qui peut rendre. » Le salon, tendu de fleurs éblouissantes, avait un air de fête ; la maîtresse

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