IIIAprès Halloween et la Toussaint, vient le deux novembre, jour des morts. Est-ce prémonitoire ? Hugues est depuis une bonne heure en train de travailler dans son officine. Laure promène Bruxelles sans enthousiasme excessif. Ses neurones tournent à plein régime, mais dans le vide. Au fur et à mesure que le temps passe, elle sent, sans pouvoir l’expliquer, une sourde menace qui plane au-dessus de sa tête. Ou pour être plus exact au-dessus de leurs têtes. Elle en est là de ses sombres pensées quand retentit Le Boléro de Ravel, sa sonnerie de portable. — Salut, ma grande ! Comment vas-tu ce matin ? — Pas la grande forme à vrai dire, mes cellules Breizh bouillonnent, et je ne comprends pas pourquoi ! — Ce n’est pas moi qui t’aiderais, surtout que là je t’appelle vite fait. Je suis en plein


