Une confrontation inattendue

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Il s’avance vers l’antiquaire, lui touche la tête et prononce ses paroles : « 1, 2 et 3 tu as vu ce que tu as vu, mais voilà que l’oubli s’installe et que tu as tout perdu ». Casanova assiste à la scène, il a du mal à en croire ses yeux. Il fait signe à son équipe et leur demande de passer à l’assaut à son signal. Malfrat 1 : « allons-y » Casanova effectue une roulade avant et tire sur la jambe gauche du malfrat 3. Pendant que l’équipe 2 passe à l’assaut, Les deux autres malfrats activent un talisman sous leurs yeux et disparaissent. Toute l’équipe d’Alexandra se précipite à l’intérieur, alertée par le coup de feu. Casanova tient en joue le malfrat 3 lorsque l’équipe 1 entre. Contre toute attente, le malfrat 3 saisit un bout de bois et se transperce le cœur sous le regard impuissant des policiers. Stonecold est seul à l’arrière de la boutique, il décide de retourner à l’entrée mais il se retrouve confronté à une menace importante. Stonecold regarde autour de lui, il voit juste quelqu’un se déplacer avec une vitesse anormale autour de lui. Soudain, la personne s’arrête, c’est Dante. Les agents libèrent l’antiquaire et emportent le corps du malfrat 3. Alexandra demande à Casanova comment il a fait. Alexandra : « vous pouvez m’expliquer comment vous avez fait pour vous retrouver à l’intérieur ? » Casanova : « nous sommes passés par l’arrière. On a dû crocheter la serrure pour entrer, c’est pourquoi vu l’urgence de l’opération, je n’ai pas jugé utile de continuer notre conversation. » Alexandra : « et où sont passés les deux autres ? J’ai cru comprendre qu’il y en avait trois » Casanova : « si vous aviez vu ce que les membres de mon équipe ont vu, vous comprendriez pourquoi ils sont si calmes » Alexandra : « comment ça ? Dites-moi » Casanova : « ces enfoirés se sont évaporés comme par magie devant nous. Je ne saurai pas comment vous expliquer ça autrement ». Alexandra et Casanova sortent de la boutique. Soudain, Casanova regarde autour de lui. Il cherche Stonecold. Il arrive à l’arrière de la boutique et observe une image imprévue ; Stonecold est attaché à un arbre, inconscient. Casanova sort son arme et avance prudemment vers son collègue et ami. Arrivé suffisamment proche de Stonecold, Casanova essaie de le détacher mais il se rend très vite compte qu’il n’est pas seul. Il se retourne brusquement, mais se fait désarmer par Dante. Casanova essaie de se défendre à mains nues mais Dante est beaucoup trop rapide et prend vite le dessus sur lui. Dante immobilise Casanova pour le mordre avec ses canines allongées, mais Casanova parvient à saisir une pierre et à frapper son assaillant à la tête, ce qui a pour effet de faire tomber ses lunettes. Casanova observe alors avec stupéfaction les yeux de son adversaire. Stonecold est toujours inconscient. Casanova ramasse alors une branche d’arbre et attaque Dante, ce dernier se déplace tellement vite qu’il réussit à désarmer encore une fois Casanova et le propulse dans les airs, la tête de Casanova heurte un tronc d’arbre et l'inspecteur perd conscience. Dante avance lentement vers Casanova pour le tuer, mais il reçoit deux balles tirées par Alexandra. Dante s’enfuit. Quelques heures après, Casanova se réveille à l’infirmerie du commissariat. A son chevet, il voit Alexandra qui est en train de lire le mystérieux livre. Il referme ses yeux discrètement. Stonecold, une fois réveillé, se précipite dans la chambre de l’inspecteur. Stonecold (paniqué) : « inspecteur ! Inspecteur ! » Alexandra : « il est encore dans les vaps. Il va se réveiller » Stonecold : « cette affaire devient trop dangereuse. » Alexandra : « l’individu qui vous a agressé n’était pas normal. On aurait dit une chose, ce n’était pas un simple humain n’est-ce pas ? » Stonecold (arrachant le livre des mains d’Alexandra) : « vous n’avez rien à faire avec ça. Des choses bizarres ont lieu depuis que ces sectes sont ici. Maintenant vous avez vu à quoi on se frotte depuis quelques semaines » Alexandra (sortant de la chambre) : « j’attendrai que votre ami se réveille. Il a risqué sa vie pour vous garder en vie. Ce livre appartient à une secte kabbalistique. Ils n’ont pas pour habitude de laisser traîner leurs affaires hors de de leur antre. Ils reviendront. » La nuit tomba, dans la forêt, El discute avec ses quatre apprentis. El : « Yanou ! Lindsay ! » Yanou : « oui, El » El : « j’ai une mission pour vous. Vous allez protéger quelqu’un que vous connaissez bien, je pense » Lindsay : « qui ça ? » El : « l’inspecteur Casanova. Je crois qu’il s’appelle comme ça. Il est déjà au courant de certaines choses et il est par conséquent la cible de la croix bleue. » Ping : « le type de la dernière fois ? Il est encore en danger ? » El : « effectivement. Si d’autres membres comme ceux de la dernière fois l’attaquent, il se pourrait qu’il meure sous peu. Donc je vous envoie pour le protéger. N’intervenez qu’en dernier recours, restez toujours dissimulés. Est-ce clair ? » Yanou : « oui, El. Comme de l’eau de roche » C’est ainsi que Yanou et Lindsay sortent de la forêt et se dirigent vers la ville. Pendant ce temps, Casanova et Stonecold sont à l’infirmerie, ils discutent. Stonecold : « inspecteur, ce type était complètement anormal, on aurait dit un vampire ou un truc dans ce genre-là » Casanova : « tu sais après quoi il en a, ce livre est peut-être la clé de quelque chose d’important. Je ne sais pas combien de personnes viendront le chercher la prochaine fois mais il va falloir qu’on se fabrique des armes pour pouvoir riposter si jamais on se retrouve en face de ce type d’adversaire » Stonecold : « il faudra se méfier d’Alexandra, elle commence à enquêter sur vous, j’ai l’impression » Casanova : « euh… non ! Elle ne représente aucun danger. Mais, par contre, nous avons peut-être un ennemi dans nos rangs et c’est possible que ce soit la hiérarchie la plus haute du commissariat. » Stonecold : « quoi ? » Casanova : « eh oui ! Souviens-toi de ce qu’a dit Georges, il ne voulait pas sortir parce qu’il se savait condamné. Et puis, il y a un truc qui m’est venu en tête, il est entré dans le commissariat mais ne voulait plus en sortir, lorsque j’ai voulu l’interroger, le commissaire n’a pas voulu et m’a demandé de le faire sortir. De là, je me dis bien que Georges voulait nous dire quelque chose, mais il a été tué sans pouvoir parler. » Stonecold : « c’est pour ça qu’il avait l’air si paniqué lorsque vous l’avez libéré » Casanova : « tant qu’il était au commissariat, il ne craignait rien. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est lorsqu’il a dit que quelqu’un de mon environnement serait impliqué. Curieusement, le commissaire n’a pas tenu à rencontrer Georges avant de réclamer sa libération, on dirait qu’il obéissait lui aussi à un ordre d’un autre genre. » Stonecold : « vous pensez qu’il appartient à un ordre mystique ? » Casanova : « je ne pense plus, j’en suis sûr. Seulement je ne peux pas le prouver matériellement. Ce que je vais te montrer doit rester strictement entre toi et moi. » Stonecold : « bien entendu, inspecteur » Casanova mit la main dans la poche intérieure de son veston et sortit une capsule pleine de sérum. Stonecold : « qu’est-ce que c’est ? » Casanova : « tu te souviens que je t’avais montré une capsule d’injection vide que j’avais trouvée près du bureau de feue madame Krieg, voici une capsule qui contient un liquide que je n’avais jamais vu auparavant. » Stonecold : « comment l’avez-vous obtenue » Casanova : « il a vraiment essayé de me parler comme il pouvait, ce Georges. Lorsqu’il m’a empoigné dans la salle d’interrogatoire, il a laissé cette capsule dans la poche de mon veston. J’ai senti quelque chose entrer dans ma poche, ensuite lorsqu’il est sorti, j’ai essayé de le suivre quelques minutes plus tard pour lui demander ce que c’était. Mais c’était trop tard. » Stonecold : « ça fait beaucoup à avaler en une fois. Je crois qu’il va falloir qu’on soit constamment sur nos gardes » Casanova : « bien pensé. On va travailler sur une riposte contre ces magiciens qui veulent me trucider » Stonecold : « vous ne croyez pas si bien dire ». Dans une maison abandonnée, les malfrats de la boutique sont réunis. Ils sont en réalité les membres de l’Ordre Hermétique de l’Aurore Dorée. Ils pleurent la mort de l’un des leurs. Chokhmah : « c’est à cause de cette femme, elle n’aurait pas été blessée de toute manière. Les amulettes que nous avons récupérées dans sa boutique sont des trésors » Daath : « des trésors qui contiennent les pouvoirs de Râ, d’Osiris, d’Horus. Laissés comme ça en vente, c’est du gâchis » Kether (leader) : « je suis attristé comme vous tous. Mais ne cherchons aucun coupable. Chacun de nous sait que la mort est préférable à la capture par ces policiers. Nous sommes là pour observer la nouvelle manifestation de notre Messie. S’il faut agir, nous agirons mais discrètement. Binah est mort en martyr pour sauvegarder notre sacré. Nous sommes désormais 6. Donc nous sommes sous la protection de Vénus. Soyez en alerte et prêts à agir mes frères » Tous : « tous pour un et un pour tous sous la protection de Râ ». Deux jours sont passés. Au commissariat, Alexandra a demandé à deux de ses soldats d’espionner Casanova. Elle a des soupçons sur ce qu’il détient comme information et qui pourrait contribuer à faire avancer l’enquête. L’état de l’épaule droite de Stonecold s’est aggravé, suite à son altercation avec Dante. Le docteur lui recommande donc un congé de deux semaines, ce qui ne l’enchante pas. Stonecold (mécontent) : « non docteur, vous exagérez. A peine pour une égratignure ? » Docteur : « égratignure qui vous coutera l’épaule entière si vous ne faites pas ce que je vous recommande » Stonecold : « bon… bon… d’accord. Ne dites pas ça ! Je m’en vais. Je reviendrai dans deux semaines ». Stonecold informe le commissaire Rabi Aba et le commandant Alexandra de la recommandation du docteur. Il obtient leur accord. Il va ensuite parler avec Casanova. Casanova : « tout ça c’est à cause de cet enfoiré qui n’était même pas complètement humain. Va te reposer mon ami, tu mérites de récupérer l’usage complet de ton épaule. Tu seras plus efficace » Stonecold : « faites attention à vous. N’oubliez pas ce qu’on s’est dit. Je profiterai de ces deux semaines pour chercher quelque chose pour contrer la magie de ces scélérats. D’ici là, tâchez de rester en vie inspecteur ». Stonecold s’en va donc. Alexandra est ravie de son départ, elle pense que ce sera plus facile de suivre les agissements de Casanova. Alors que Stonecold est déjà loin, Gerda et Dante apparaissent près du commissariat, ils sont bien décidés à y entrer. Dante : « tu es consciente de ce qu’on est venu faire j’espère ? » Gerda : « oui ! Pas de règlement de compte. On récupère juste ce qu’il faut ». Dante ouvre son parchemin et récite son incantation : « Summa vi ! Da mihi potestatem haberet imperandi hostibus meis», ce qui signifie « Force suprême ! Donne-moi le pouvoir de dominer mes ennemis ». Ses yeux changèrent de couleur et ses canines s’allongèrent. Il assomma les trois gardes à l’entrée. Puis, Gerda et lui firent une entrée solennelle dans le commissariat. Tous les gardes sortirent aussitôt leurs armes, y compris Alexandra. Ils tirèrent un maximum de balles, mais Gerda étendit son bras ; cela eut pour effet de stopper le déplacement des balles, celles-ci restent ainsi suspendues dans les airs. Dante se déplaça avec sa vitesse anormale vers la morgue du médecin légiste. A la vue de cette démonstration, tous les soldats prirent peur et reculèrent peu à peu, laissant Alexandra seule, tenant Gerda en joue. Casanova, qui a vu où est allé Dante, se mit à courir dans la même direction. Gerda fait tomber les balles suspendues et essaie d’empêcher Casanova de bouger, mais c’est de justesse qu’Alexandra a manqué de lui mettre une balle dans la tête. Alors, Gerda se met en colère et étend sa main, Alexandra ne contrôle plus son pistolet. Celui-ci quitte ses mains et est projeté au fond de la salle. Alexandra se précipite sur Gerda et se met à la rouer de coups. Gerda décide de riposter en utilisant son pouvoir pour propulser Alexandra à quelques mètres. Dans sa chute, le commandant heurte un bureau. Pendant ce temps, Dante a retrouvé le corps de Beaudimanche. D’un coup sec, il lui arrache le cœur. A cet instant, Casanova entre dans la salle du légiste. Dante (sourit en le voyant) : « comme on se retrouve, inspecteur » Casanova (dégaine son arme) : « p****n ! Tu vas faire quoi avec son cœur ? Dépose ça. » Dante (rangeant le cœur dans un petit sac) : « vous avez eu de la chance la dernière fois et aujourd’hui encore car je ne suis pas venu pour vous » Casanova : « je ne te laisserai pas sortir d’ici » De l’autre côté, Gerda fait passer un sale quart d’heure à Alexandra qui est à bout de force. Gerda (avançant lentement vers Alexandra avec sa dague) : « on n’est pas sensé toucher à l’inspecteur, mais toi par contre, je vais t’envoyer dans l’autre monde » Elle étend sa main, obligeant Alexandra à s’élever dans les airs, puis elle s’approche d’elle avec sa dague pour l’achever. Alexandra est sauvée in extremis car Gerda reçoit un coup de poing puissant qui la fait voltiger à travers la pièce. Alexandra, qui était en suspension, se retrouve par terre. Elle lève les yeux pour voir à qui elle doit le fait d’être encore en vie, elle voit une fille (celle qui a frappé Gerda) et un garçon : Lindsay et Yanou. Lindsay ramasse la dague de Gerda, cette dernière se relève et utilise son pouvoir pour ramener sa dague à sa main. Mais, elle est surprise, Lindsay tient fermement la dague qui ne semble plus répondre au pouvoir de l’Arcane III. Lindsay effectue un lancer de couteau en prenant Gerda pour cible. L’Arcane III esquive et use de ses pouvoirs pour propulser des chaises sur les deux élus. Yanou : « je crois que j’ai une ouverture » Yanou se met à courir en direction des chaises propulsées dans sa direction. Il saute et, saisissant une en plein vol, la lance aussitôt en direction de Gerda. Celle-ci la reçoit en pleine tête et tombe, inconsciente. Alexandra peine encore à accepter comme vrai ce à quoi elle assiste. Lindsay : « ta super vision te rend vraiment redoutable » Yanou : « Je crois qu’on doit tuer cette femme. L’inspecteur est quelque part, il semble que la sorcière ne soit pas venue toute seule ». Lindsay : « à ta place, je choisirai de m’en aller. Nous sommes au commissariat au cas où tu l’aurais oublié et on risque la prison. Cela dit, on s’occupera de ça plus tard ». Dans la salle du légiste, Dante est tenu en joue par Casanova. Dante : « je ne crains pas vos balles lorsque je suis sous cette forme, elles me font juste mal » Casanova : « ta forme de loup-garou ! Il n’y a vraiment pas de quoi se vanter. Tu restes où tu es » Dante se déplace très vite en direction de Casanova qui n’a même pas le temps de tirer. Dante le saisit par la tête et le propulse sur le mur. Puis, il arrive en un clin d’œil à la salle des bureaux, où Alexandra et Rabi Aba l’attendent, armes à la main. Ils se mettent à tirer dans sa direction mais Dante est assez rapide pour se diriger vers la sortie et s’enfuir. Gerda est couchée, toujours inconsciente. Yanou et Lindsay, cachés sous une voiture, ont vu Dante. Seul Yanou parvient à le voir distinctement pendant qu’il utilise sa vitesse anormale. Casanova, sonné par la projection dont il fut la victime, se relève avec difficulté et se dirige en courant vers la salle des bureaux. Il trouve Gerda, pieds et poings liés sur une chaise. Les autres agents sont en train de faire du rangement. Alexandra est assise, elle boit un peu d’eau dans un verre. Le commissaire Rabi Aba se rapproche de Casanova pour lui parler. Rabi Aba : « inspecteur ! Vous allez bien j’espère ? » Casanova (se touchant l’arrière de la tête) : « je me suis fait un peu malmené par cet homme ou ce loup-garou… je ne sais même pas ce que c’est…putain ! » Rabi Aba : « ils avaient l’air bien décidé. Nous devons prendre des mesures défensives d’urgence. Encore heureux qu’ils n’aient pas tué des hommes. Leurs capacités dépassent l’entendement normal » Casanova : « vous ne croyez pas si bien dire, chef. » Rabi Aba (regardant Alexandra) : « je pense qu’elle est un peu secouée. Mais elle tient le coup, ses hommes ont jeté l’éponge face à ces sorciers » Casanova : « elle saura s’adapter. Ils sont censés nous venir en renfort. Nous ne sommes clairement pas de taille à ce stade, il nous faut évoluer » Rabi Aba garde le silence, puis il se retire. Casanova s’approche du commandant Bayles. Celle-ci se retourne vers lui. Casanova : « comment vous sentez-vous ? » Alexandra : « c’est sûr que j’ai besoin d’une bonne nuit de sommeil » Casanova : « au moins vous avez pu capturer l’un d’entre eux. Ça a dû être compliqué » Alexandra (se levant de sa chaise) : « je n’ai rien pu faire face à cette femme. Par contre, deux enfants sont arrivés lorsqu’elle allait m’achever et ont réussi à la mettre K.O » Casanova (surpris) : « qui étaient ces enfants ? Pouvez-vous me les décrire ? » Alexandra (parlant avec des gestes) : « un garçon de couleur noire, adolescent, cheveux courts. Et une fille, blonde, de race blanche. Elle aussi, adolescente… » Casanova (stupéfait) : « ce n’est pas possible ! » Alexandra : « vous connaissez ces enfants ? » Casanova (cherchant dans son ordinateur) : « je suis sûr que oui » Alexandra : « comment ça ? » Casanova : « j’ai enquêté sur des enfants d’un centre de rééducation mystérieusement guéris. Ensuite, ils ont disparu, ils étaient au nombre de trois… Bingo ! » Alexandra (se rapproche pour regarder l’écran) : « mais… oui… ces deux-là ».
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