La nouvelle donne : les Arcanes passent à l'action

3485 Mots
Yanou : « c’est bizarre ce que tu racontes là. D’accord tu iras seule » El : « veille bien sur ces deux-là quand je partirai. Ne sortez pas de cette forêt sauf si c’est moi qui vous en donne l’ordre » Yanou : « bien reçu ». Il est 20 heures lorsque Stonecold vient remettre les résultats de l’analyse de l’arme du crime à Casanova, de retour au commissariat après être sorti pour lire le mystérieux livre. Celui-ci y jette immédiatement un coup d’œil. Casanova (en lisant les résultats) : « c’est bien ce que je pensais. Les marques correspondent, c’est avec la même arme qu’on a tué monsieur Krieg et Georges. Je suis prêt à parier que le cinglé à la hache de la dernière fois est le meurtrier. » Stonecold : « inspecteur ! Madame Krieg a été tuée, les deux gardes chargés de la surveiller aussi » Casanova (faisant tomber les résultats d’analyse) : « quoi ? Comment ? » Stonecold : « les policiers sont morts transpercés, comme s’ils ont été poignardés à plusieurs reprises. Quant à madame Krieg, elle a eu la gorge lacérée » Casanova : « je suis sûr que c’est à cause de ce livre. Ils ont dû croire qu’elle l’avait encore comme la dernière fois. Je crois que je vais le garder sur moi. » Stonecold : « vous risquez de vous mettre en danger. » Casanova : « c’est le métier qui veut ça. J’ai pris un peu de temps pour le feuilleter, tu t’y connais un peu en magie ? » Stonecold : « inspecteur, vous n’êtes pas sérieux ! Ce sont des conneries tout ça. Mais j’ai été surpris par le don d’un jeune garçon qu’on a arrêté aujourd’hui » Casanova : « si je suis très sérieux ! De qui tu parles ? » Pendant que Stonecold expliquait ce qu’a fait le jeune Ping, El rendit son corps intangible et passa à travers le mur du commissariat, puis se dirigea vers les cellules de détention. Pendant ce temps, Beaudimanche et ??? attendaient à l’extérieur du commissariat. Il est 20h35, Casanova décide de rentrer chez lui. Stonecold est de garde au commissariat. Stonecold : « vous êtes sûr de vous inspecteur ? » Casanova : « je ne sais pas, mais j’ai un mauvais pressentiment. Alors, je pense que c’est mieux. Je vais rentrer ». Stonecold : « faites attention à vous ». Quelques minutes plus tard, El parvient à retrouver Ping et lui explique l’objet de sa venue. Ping : « comment savez-vous que je suis celui que vous cherchez ? » El : « tu étais muet lorsque tu as reçu ce qui t’a guéri n’est-ce pas ? » Ping (surpris) : « comment savez-vous ça ? » El : « je n’ai pas de temps à perdre. Suis moi et je répondrai à toutes tes questions une fois que tu seras à l’abri » Ping (hésitant) : « comment va-t-on sortir d’ici ? » El, en passant à travers les barreaux, entra dans la cellule de Ping, ce qui ne manqua pas d’effrayer un peu ce dernier. El : « je ne te ferai aucun mal. Tiens moi la main et viens avec moi » Ping, après quelques moments d’hésitation, s’exécuta, El le prit par la main. Puis, les deux passèrent à travers les barreaux et se dirigèrent vers la sortie en traversant les murs du commissariat. Pendant ce temps, Casanova arrive devant sa voiture et se retourne brusquement, animé par un pressentiment, c’est in extremis qu'il esquive le coup de hache de Beaudimanche qui s’écrase finalement sur le pare-brise coté chauffeur. Casanova dégaine son arme et somme son agresseur de jeter la sienne. Beaudimanche déposa lentement sa hache par terre. A cet instant, la jeune femme à capuche noire utilisa son sort de télékinésie pour enlever le révolver des mains de Casanova, sous les yeux ébahis de ce dernier. ??? : « Je pense que tu peux finir le travail maintenant » Beaudimanche : « ok ». Beaudimanche courut en direction de Casanova et se jette sur lui. Il se passe alors un échange de coups allant dans les deux sens, tantôt dominé par Casanova, tantôt par Beaudimanche. El et Ping arrivent à l’extérieur du commissariat, et se retrouvent devant le combat qui oppose Casanova à Beaudimanche. El ressent aussitôt de la magie de mauvais augure, elle remarque la jeune femme à capuche en retrait. El : « écoute-moi bien, Ping. Tu vas faire exactement ce que je te dirai » Ping (apeuré) : « quoi ? On va aider le monsieur ? Je vous préviens tout de suite, je ne sais pas me battre » El : « non. Tu vas aller près de la jeune femme en capuche en courant aussi vite que tu peux, et tu vas répéter ceci : Phaleg, ange de mars, protège mon ami de mes ennemis » Ping, hésitant, réussit quand même à arriver à côté de la jeune femme. Celle-ci se retourne et regarde Ping, d’un geste, elle attire le jeune garçon à sa main et le saisit pour l’étrangler. Ping se débat autant qu’il peut, et dans un dernier effort, parvient à prononcer les mots qu’El lui a demandé de dire. Le corps de Ping devient tout lumineux et brûle la jeune femme, l’obligeant à le lâcher. Pendant ce temps, Casanova a pris le dessus sur Beaudimanche et réussit à ramasser une pierre pour l’assommer. La jeune femme utilise ses pouvoirs et déplace la hache vers Beaudimanche, Ping se jette aussitôt sur elle, le corps de ??? prend feu, elle se met à brûler peu à peu, alors elle décide de s’enfuir en se téléportant ailleurs. Casanova est un peu troublé par ce qu’il vient de voir, il se fait surprendre par un coup de Beaudimanche. Ce dernier fait quelques pas, parvient à récupérer sa hache et se dirige à toute vitesse pour achever Casanova. Il est sur le point de lui porter le coup de grâce lorsque qu’il reçoit deux balles dans la poitrine, tirées par Stonecold. Beaudimanche s’effondre. Casanova (à bout de souffle) : « je ne pensais pas être aussi heureux de te voir » Stonecold (regardant autour de lui, restant sur ses gardes) : « tout va bien, inspecteur ? » Casanova : « disons que je me sens un peu mal, mais en vie » Stonecold : « le jeune garçon a disparu de sa cellule. J’ai cru qu’il venait de sortir, alors je me suis précipité à l’extérieur et j’ai entendu du bruit et c’est là que j’ai reconnu le type de la dernière fois » Casanova : « je n’étais pas seul, il y avait un gamin, taille moyenne, asiatique qui a essayé de m’aider tout à l’heure. » Stonecold : « c’était lui ! Il s’est échappé » Casanova : « il y avait une jeune femme, elle avait une capuche noire. Elle avait des dons de télékinésie, un truc dans le genre. Elle en avait après moi aussi. » Stonecold : « vous pensez que les pratiques magiques ont lieu ici ? » Casanova : « heureusement que je t’ai laissé ce livre avant de sortir. Ils l’auraient sûrement récupéré ». Pendant qu’ils discutaient, El et Ping étaient déjà en route vers la forêt afin de retrouver Yanou, Kim et Lindsay. La jeune femme à capuche se retrouve dans une salle, quelques heures plus tard, elle est encerclée par les membres de son cercle. Leur chef s’avance vers elle. Chef : « Gerda, Arcane III, qu’est-il arrivé à Arcane II ? Gerda : « mon seigneur ! Il a été mis hors-jeu. » Chef (contrarié) : « pourquoi ? » Gerda (intimidée) : « nous avons rencontré de la résistance. Hors mis le policier, il y avait également un enfant qui a utilisé un pouvoir mystérieux en faisant appel à un ange… » Chef : « assez ! Un enfant qui fait appel à un ange et il te résiste ? Mes chers confrères, je crois que la prophétie se concrétise. Mais nous avons besoin de notre précieux grimoire de magie kabbalistique. Nous sommes désormais en guerre. Il se pourrait que nos pires ennemis soient eux aussi dans cette ville. Ce sera un combat sans merci. Nous devons à tout prix récupérer notre grimoire. Pour l’instant, panse tes blessures, Gerda ! Je vais charger quelqu’un d’autre pour accomplir cette tâche. Dante ! Arcane IV ! » Dante sort du cercle et s’approche du chef. Il est assez grand, bien bâti, et semble bien aguerri. Dante : « oui mon seigneur ! » Chef : « il semblerait qu’Arcane II soit mort. Tu sais qu’il avait un cœur spécial. Rapporte-le-moi. Trouve-moi également celui qui est en possession de notre trésor, ce livre n’a que trop duré à l’extérieur de cette salle. Ramène-moi sa tête ! » Dante : « vos désirs sont des ordres » Sur ces mots, Dante disparait de la salle. Quelques jours plus tard, Stonecold se rend chez le médécin du commissariat pour changer les bandages de son épaule droite. Casanova est assis sur son bureau, il continue de feuilleter le livre. C’est alors que des gens, probablement des policiers, investissent les lieux et demandent à parler au commissaire en personne. Le commissaire se déplace pour discuter avec ces agents, leur chef est une femme qui se prénomme Alexandra. Rabi Aba : « bonjour madame. Pour quelle raison entrez-vous de cette façon dans mon commissariat ? » Alexandra : « je suis le commandant Alexandra Bayles. Notre hiérarchie, bien supérieure à la vôtre, nous envoie afin que nous nous joignions à vous pour une affaire de crimes avec utilisation d’objets occultes. D’après nos renseignements, deux sectes plus ou moins puissantes ont investi cette ville. Nous ignorons encore leurs motivations. En revanche, nous connaissons déjà le nom de l’une d’entre elles : l’Ordre Hermétique de l’Aurore Dorée, en abrégé OHAD » Rabi Aba (regardant autour de lui) : « vos renseignements sont-ils vraiment clairs ? Sérieusement, on parle de magie là » Alexandra : « nous pouvons le confirmer. Nous avons quelques soupçons sur certaines personnes dont nous possédons des images photos. Mais avant de vous faire un topo sur ce qu’on sait, je tiens à ce qu’on soit d’accord. L’enquête nous appartient aussi bien qu’à vous. Mais je suis votre supérieure. Le dernier mot me revient, mais vous gardez le contrôle sur vos hommes et moi sur les miens. Nous resterons ici jusqu’au démantèlement complet de ces ordres magico-religieux. Est-ce clair, commissaire Rabi Aba ? » Rabi Aba (arborant un sourire moqueur) : « bien entendu madame. Je n’ai plus qu’à annoncer la bonne nouvelle à mes hommes ». Pendant que le changement s’effectue au commissariat, El continue d’entrainer Yanou, Ping, Kim et Lindsay dans la forêt. Ping : « comment faites-vous pour vivre comme ça ? » Yanou : « vivre réside dans la manière, nous ne nous plaignons de rien » Ping : « peut-être, mais on ne va pas rester éternellement ici » El : « je suis d’accord avec toi Ping. On ne restera pas ici de façon permanente. Donc vous vous en irez d’ici quelques semaines » Kim : « et toi ? Tu ne viens pas ? » El : « non, je serai toujours ici. Lorsque vous aurez besoin de moi, vous pourrez venir me voir » Lindsay : « comment ça ? Tu pouvais venir avec nous, toi aussi ». Ping : « à un moment ou un autre, nous allons devoir être autonomes. El est un peu comme notre instructeur. Nous sommes liés à elle quoiqu’il arrive. Vous comprenez ? » Yanou : (« ce mec est vraiment intelligent, ou alors il utilise son pouvoir inconsciemment »). Ainsi pensait Yanou vis-à-vis de Ping. Mais les mots de ce dernier ont tout de même convaincu Kim et Lindsay. Les jours passent, les soldats du commandant Alexandra et les agents du commissaire Rabi Aba essaient de cohabiter malgré de petites mésententes qui arrivent fréquemment. Alexandra remarque que Casanova est toujours en train de lire lorsqu’il a du temps libre. Comportement qu’elle considère comme étrange puisqu’elle préfère lorsqu’il y a de l’agitation et du show, chose dans laquelle excelle la plupart des agents de police ainsi que ses soldats. Curieuse, elle entreprend de le suivre afin de savoir ce qui le rend si enclin à la lecture. Mais avant de passer à l’action, elle décide de poser des questions à Stonecold qui semble plus proche de lui. Stonecold est en train de se faire examiner à l’infirmerie, l’état de son épaule s’améliore mais il ne devra pas se battre lors des opérations de terrain. A peine sorti de l’infirmerie, il rencontre Alexandra qui semblait l’attendre. Il passe en faisant mine de ne pas la voir, mais elle se met à le suivre en lui parlant. Alexandra : « Stonecold ! J’ignore pourquoi vous m’évitez depuis mon arrivée mais on va devoir travailler ensemble » Stonecold (continuant de marcher) : « bien reçu madame, c’est tout ? » Alexandra (lui bloquant finalement le passage) : « je vous demande quelques minutes de votre attention. J’en ai assez de vous poursuivre. Alors vous me répondez et je vous laisse continuer votre chemin » Stonecold : « qu’est-ce que vous me voulez ? » Alexandra : « j’observe l’inspecteur Casanova depuis quelques jours. On ne s’est jamais parlé, il est toujours en train de lire un livre qu’il garde vraiment jalousement. Il y a quelque chose que vous ne me dites pas ? » Stonecold : « ce que l’inspecteur fait de son temps libre ne me concerne pas. Allez lui demander vous-mêmes » Alexandra : « non, il ne me dira rien. Mais j’espère que ça n’a pas quelque chose à voir avec notre enquête. J’ai été claire avec vous, je vous ai donné tout ce que je savais. J’espère que vous avez fait pareil. Ce type n’a rien dit depuis que je suis arrivé ici. Pourtant, vous avez eu des victimes dont le meurtre semble ritualisé. Je suis sûre que vous avez des informations qui peuvent m’aider à avancer un peu, mais vous ne le dites à personne, pas même à vos collègues. Je finirai par découvrir si vous m’obligez à chercher par moi-même » Stonecold : « j’ignore de quoi vous parlez. Vous avez tout ce qu’on a pu collecter comme information, alors cessez votre paranoïa et cherchez au contraire à identifier les individus de ces ordres magico-religieux » Sur ces mots, Stonecold s’en va. Peu de temps après, une alerte est donnée : une antiquaire est retenue contre son gré dans sa boutique par des individus non identifiés. Alors, Alexandra décide d’organiser ses troupes. Alexandra : « écoutez-moi vous tous, on va se diviser en deux groupes de dix pour cette opération. Je dirige le premier groupe, nous serons face à la porte d’entrée. Je vais essayer d’établir la communication avec ces types. L’autre groupe cherchera un moyen d’entrer, ce groupe sera dirigé par l’inspecteur Casanova » Casanova (sursautant dans sa lecture, il referme aussitôt son livre et le garde sous son veston) : « moi ? » Alexandra : « vous êtes un agent de ce commissariat, il me semble. Alors vous dirigerez le second groupe » Casanova : « comme vous voudrez madame ». L’équipe se rend donc sur les lieux et établit un périmètre de sécurité. Alexandra demande à être en contact avec ceux qui se trouvent à l’intérieur. Les agents informaticiens réussissent à lui trouver une ligne dont la fréquence correspond à celle du téléphone de l’antiquaire. Alors, elle lance un appel afin de commencer les négociations. Pendant ce temps, Casanova, Stonecold et les autres membres de l’équipe 2 cherchent un autre moyen d’accéder à l’intérieur de la boutique. Le téléphone sonne, l’antiquaire est attachée et bâillonnée. Elle est apeurée, elle regarde dans tous les sens. Les trois malfrats sont très calmes. L’un deux décroche le téléphone et la conversation commence avec Alexandra. Malfrat 1 : « allô ! » Alexandra : « allô ! Bonjour monsieur. Je suis le commandant Alexandra Bayles. Et vous ? » Malfrat1 : « tout ce que je veux c’est un peu de temps pour rassembler ce que mes amis et moi sommes venus chercher. Ensuite, on s’en ira. Il n’y aura pas de mort. Je vous le promets, mais si jamais vous franchissez l’entrée de cet endroit, je tuerai celle qui se trouve ici » Alexandra : « calmez-vous ! J’ai compris ce que vous demandez. Mais pourquoi la séquestrer ? » Malfrat 1 : « elle refusait de se tenir tranquille. Ecoutez-moi bien, nous la libèrerons d’ici une vingtaine de minutes, c’est le temps qu’il nous faut. Après cela, vous ne nous verrez plus » Le malfrat raccroche brusquement. Alexandra : « allô ? Allô ? » Alexandra demande ensuite à être en contact avec Casanova, aussitôt demandé, aussitôt accordé. Alexandra : « inspecteur Casanova » Casanova : « oui madame » Alexandra : « où en êtes-vous ? Est-ce que l’opération avance ? » Casanova : « je crois que oui. Je vais devoir vous laisser » Alexandra : « non, attendez ! Ecoutez-moi, il faudra intervenir dans les vingt minutes qui suivent. C’est le temps qu’ils prévoient de mettre avant de se faire la malle » Casanova : « bien reçu madame » Casanova n’est plus en ligne. Alexandra (aux membres de son équipe) : « mais où est-ce qu’il est pour passer en mode offline comme ça ? Je ne comprends pas. Quoiqu’il en soit, tenez-vous prêts. On va entrer. » Au même moment, Casanova et son équipe réussissent à entrer dans la boutique. Seul Stonecold est à quelques mètres de là, à l’extérieur de la boutique. Casanova demande à son équipe de rester sur place. Il se met à avancer lentement et finit par arriver dans la grande salle où se trouve l’antiquaire bâillonnée. Il voit également les trois malfrats en train de ramasser des objets pour les mettre dans un sac. La situation actuelle attire beaucoup de curieux, ils sont tenus de ne pas traverser les limites du périmètre de sécurité. Dans la foule, se trouve Dante, l’Arcane numéro 4. Il observe attentivement l’équipe d’Alexandra. Puis, il s’éloigne de la foule, se rend dans un endroit isolé. Puis, il ouvre son sac et en sort un parchemin qu’il ouvre, il se met à le lire. Ses yeux changent de couleur et ses canines s’allongent. Il porte ensuite ses lunettes de soleil, range ses affaires et se dirige doucement vers le lieu de l’opération. A l’intérieur de la boutique, Malfrat 1 : « c’est bon, on s’en va. » Malfrat 2 : « on va laisser cette femme en vie. Elle peut nous identifier. » Malfrat 1 : « non, elle ne fera rien. Je m’occupe d’elle »
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