le destin tragique de Georges

3549 Mots
Madame Krieg se réveille quelques minutes plus tard, la police est déjà sur les lieux. Stonecold est emmené par l’ambulance, il aura des points de suture. Casanova emporte le livre avec lui, madame Krieg est emmenée dans une résidence surveillée. Quelques jours plus tard, après les obsèques de monsieur Krieg, Casanova va interroger madame Krieg. Madame Krieg (ouvrant la porte) : « bonjour, inspecteur Casanova » Casanova : « bonjour madame. Comment allez-vous ? Etes-vous à votre aise ? » Madame Krieg : « je crois que oui. Avec les agents qui surveillent en permanence, je peux au moins fermer l’œil sans avoir peur de mourir. Mais j’ai constamment peur » Casanova : « je sais. Ils peuvent revenir à tout moment. C’est justement à ce sujet que je viens vous voir » Madame Krieg et Casanova s’asseyent sur un divan à l’intérieur de la résidence. Madame Krieg : « je vous écoute » Casanova : « connaissiez-vous le type qui vous a attachée ? » Madame Krieg : « non ! Lui par contre, il semblait me connaitre. Je l’ai vu chez moi à mon retour, on a échangé quelques mots. J’ai refusé d’entrer dans ma propre maison. J’ai choisi de m’en aller avec ma voiture, mais il y avait un autre type qui m’attendait dans ma voiture, j’ignore comment il est entré. » Casanova : « d’accord… je crois que ces types étaient impliqués dans les activités de votre mari » Madame Krieg : « c’est possible. C’est ce même groupe qui l’a tué parce qu’il m’a trompé paraît-il. Ils ont décapité mon mari parce qu’il a couché avec quelqu’un d’autre que moi, vous vous rendez compte ? » Casanova : « c’est ce que ce type vous a dit ? Vous pensez que votre mari était dans un cartel ou une fraternité… voire même une secte ? » Madame Krieg : « vu comment il est mort, ça ne m’étonnerait pas » Casanova : « le livre que le type qui se trouvait dans votre maison a abandonné lorsqu’on se battait porte une inscription qui revient tout le temps : QABBALAH. Savez-vous ce que ça signifie ? » Madame Krieg : « c’est ce que je craignais, je lui ai demandé de se méfier des mots bizarres qui cachent des trucs encore plus bizarres. Il s’agit bien sûr d’un genre de secte gnostique. Mais je ne pense pas que ce soit cela leur nom. Ce serait plutôt le nom de l’ensemble de leur philosophie ou de leurs pratiques » Casanova : « de toutes façons, on finira par découvrir ce que c’est. On aura besoin de prendre votre déposition d’ici quelques jours concernant cette secte. » Madame Krieg : « il y a quelqu’un qui pourrait peut-être vous aider. Il a fait partie de ce genre de chose, il venait souvent à la maison. Il parlait toujours de ruines anciennes, d’amélioration du corps, de perfectionnement de la chair… » Casanova : « s’il vous plaît, donnez-moi son nom. » Madame Krieg : « Georges. Georges Abellio, je pense » Casanova: « je vois. C’est noté madame. Je vous remercie. Savez-vous où il vit ? » Madame Krieg : « il vit quelque part vers mon centre. Je ne le voyais que là-bas en- dehors de ma maison. Mais je ne saurais vraiment vous le confirmer » Casanova : « ce n’est pas grave. Je vais me débrouiller avec cette information ». Dans une forêt reculée de la ville, El s’occupe toujours de l’entrainement de ses poulains. Ils sont déjà très avancés. El : « vous ne le savez peut-être pas, mais l’heure est venue de se battre pour protéger le trésor qui vous a été donné » Lindsay : « de quoi tu parles ? Nous n’avons pas de trésor à part les dons que nous avons » El : « les parties spéciales de vos corps sont convoitées par des ordres mystiques. Ils sont déjà là. Ils ne connaissent pas les secrets qui se trouvent derrière ce que vous êtes, mais ils vont vous traquer pour vous les retirer » Yanou : « c’est pour ça qu’on s’entraine non ? Mais je voudrai savoir pourquoi » El : « vous avez été choisis pour éliminer cette forme maléfique d’ésotérisme. Mais vous n’êtes pas les seuls, il y en a d’autres que vous devrez trouver. Ces ordres ne doivent pas réussir à vous enlever ces parties de vos corps. Vous devez les éliminer, ce ne sera pas une tâche facile. Je ne suis pas seule. » Kim (se rapprochant d’El) : « tu ne nous as jamais dit qui tu es vraiment » El : « je suis un envoyé de la Déité suprême. Mais mon rôle est de vous préparer à ce qui vous attend, mon peuple n’existe plus depuis. Mais nos cendres ont été utilisées pour fabriquer un élixir visant à nous perfectionner. Ce savoir devait rester nôtre et mourir avec nous d’après notre oracle. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé, c’est pourquoi vous êtes ce que vous êtes aujourd’hui. Quelqu’un l’a utilisé sur vous.» Yanou : « tu es une sorte d’ange c’est ça ? Je n’y comprends rien à ce que tu racontes » Kim : « moi non plus » El : « je vous expliquerai peut-être en détail un jour. En attendant, faites exactement ce que je vous dirai. » Lindsay : « d’accord ». Deux jours sont passés, madame Krieg est assise, lisant un livre. Quelqu’un frappe à la porte. Madame Krieg sursaute, elle craint que ses agresseurs soient revenus pour elle. Elle compose le numéro que les agents chargés de la surveiller lui ont donné en cas d’urgence, puis elle vient au niveau de la porte. Madame Krieg : « qui est là ? » Georges : « c’est moi, Georges. » Madame Krieg (surprise) : « Georges ? Qu’est-ce que vous voulez ? » Georges : « s’il vous plaît, ouvrez. J’ai des choses à vous dire sur votre mari. Je sais que vous leur avez parlé de moi. » Madame Krieg : « laissez-moi tranquille » Georges : « vous avez appelé la police c’est ça ? Je ne vous veux aucun mal pourtant » Agent 1 : « on ne bouge plus ! Mets-toi à genoux ! » Georges obéit, il se fait menotter et emmener. Madame Krieg s’assoit à même le sol et se met à pleurer. Quelques minutes plus tard, Georges est au poste de police face à Casanova. Ce dernier est sur le point de commencer l’interrogatoire lorsque son supérieur, le commissaire Rabi Aba, le fait appeler. Il se rend dans son bureau. Casanova (en entrant dans le bureau) : « vous m’avez appelé chef ? » Rabi Aba (en colère) : « pourquoi ce monsieur est en salle d’interrogatoire ? » Casanova : « euh… chef, nous sommes… » Rabi Aba : « relâchez-moi ce type, tout de suite inspecteur. C’est un ordre » Casanova (consterné) : « mais…chef… » Rabi Aba : « je vous ai donné un ordre, inspecteur Casanova » Casanova sort lentement du bureau de son supérieur, il ne comprend pas la réaction de ce dernier. Il arrive dans la salle d’interrogatoire et retire les menottes à Georges qui, réagit de façon inattendue. Georges (empoignant Casanova) : « s’il vous plaît, interrogez-moi. Ne me laissez pas sortir, ils savent que je suis ici » Casanova (essayant de se défendre) : « calmez-vous à la fin ! De quoi parlez-vous ? » Georges : « ils sont partout, ils savent ce que j’ai fait. Ils me tueront. J’ai commis une erreur, je n’aurai jamais dû mettre les pieds chez Krieg mais je n’avais nulle part d’autre où me rendre » Casanova : « calmez-vous ! Sortez de ce commissariat » Georges : « ne me laissez pas partir, je vous en supplie » Casanova : « je n’ai de choix ! C’est un ordre de ma hiérarchie » Georges (à voix basse) : « celui qui vous a demandé de faire ça est peut-être impliqué, lui aussi » Des agents, voyant Georges empoigner Casanova, interviennent et l’expulsent du commissariat. Quelques minutes après, Casanova est toujours en train de réfléchir à ce que lui a dit Georges. Puis, il décide de sortir du commissariat, espérant trouver Georges quelque part. Il se met à arpenter les rues en marchant, il ne met pas longtemps avant de le retrouver. Mais c’est un peu tard, Georges s’est fait décapiter et son cadavre a été laissé dans une ruelle. Casanova est déboussolé, il ne comprend pas ce qui se passe. Il aurait pu empêcher ce meurtre s’il avait su, ou du moins s’il en avait eu une petite idée mais rien. Alors, il se dépêche de retourner au poste après avoir appelé ses collègues et l’ambulance. Casanova (paniqué) : « Stonecold ! » Stonecold : « quelque chose ne va pas, inspecteur ? » Casanova entraine son collègue dans la salle d’interrogatoire et ferme la porte pour ne pas être entendu de l’extérieur. Casanova : « je ne sais pas ce qui se passe, mais les choses deviennent compliquées » Stonecold : « que se passe-t-il ? » Casanova : « notre principal suspect vient de se faire tuer. Il n’est sorti que quelques minutes avant moi et me voilà qui retrouve son corps décapité à deux rues d’ici » Stonecold : « vous pensez qu’il était suivi ? » Casanova : « c’est possible ! Mais il se pourrait que ce soit quelqu’un d’ici qui soit un agent double » Stonecold (à voix basse) : « quoi ? Vous croyez vraiment ? » Casanova : « c’est possible, je dirai même probable. Je vais lire un peu le livre que l’agresseur de la dernière fois a laissé derrière lui. Dès que le rapport du légiste est prêt, demande-lui s’il est possible que ce soit la même arme qui a pu tuer monsieur Krieg et ce Georges » Stonecold : « d’accord inspecteur » Quelques jours plus tard, la police ramène au poste un adolescent accusé d’avoir volé de l’argent dans la chambre d’un touriste. Stonecold est chargé de l’interroger. Le jeune garçon est un asiatique, cheveux noir, vêtu de rouge avec des chaussures jaunes, il se nomme Ping. Stonecold : « alors, tu es accusé de vol d’argent dans la chambre d’un touriste. Tu travailles dans l’hôtel en question comme agent d’entretien c’est bien ça ? Tu t’appelles Ping » Ping : « je n’ai pas fait exprès, vous savez. Et puis je n’ai rien pris, cet abruti avait encore tout son pognon » Stonecold : « je vois. Tu admets donc avoir au moins tenté de lui voler son argent » Ping : « non, vous êtes sourd ou quoi ? Je n’ai pas fait exprès d’ouvrir son coffre. Quelle idée stupide d’installer un système de reconnaissance vocale dans endroit comme celui-là » Stonecold : « c’est du génie ! C’est justement pour éviter que des gens comme toi viennent se servir comme ils le veulent. Mais je vois que toi tu ne te décourages pas. Si tu n’as pas pris cet argent, pourquoi as-tu accidentellement ouvert son coffre ? » Ping : « vous croyez que je me fiche de vous hein ? » Stonecold : « je demande pour savoir. Comment as-tu fait pour ouvrir accidentellement un coffre protégé par un système de reconnaissance vocale ? » Ping : « si je vous réponds, vous me prendrez au sérieux ? » Stonecold : « cela ne dépend que de ton explication, petit » Ping (d’un ton hésitant) : « j’ai…imité…sa voix » Stonecold éclate de rire, à tel point qu’il attire l’attention de ses collègues. Stonecold : « tu ne fais vraiment pas exprès d’être drôle, ça c’est sûr. Mais je vais te dire une chose, c’est que la prison pour quelqu’un comme toi sera moins drôle que tes histoires » Ping (imitant exactement la voix de Stonecold) : « c’est que la prison pour quelqu’un comme toi sera moins drôle que tes histoires » Stonecold n’en revient pas. Il n’arrive pas à croire à ce que Ping vient de faire. Ping : « vous me croyez maintenant ? Vous semblez un peu dérouté hein ? ». Stonecold n’arrive pas à répondre. Il demande alors à mettre Ping en garde à vue quelques jours. Un jour plus tard, madame Krieg sort de sa maison pour faire les courses. Après avoir traversé son portail de quelques mètres, elle rebrousse brusquement chemin pour informer les deux policiers qui assurent sa garde de son déplacement. Les deux agents sont dans une voiture quelconque juste devant son portail. En s’approchant de la voiture, elle constate quelque chose d’étrange, aucun d’entre eux n’effectue le moindre mouvement, il est possible qu’ils soient endormis, du moins c’est que pense madame Krieg. C’est une fois proche de la voiture qu’elle se rend compte que les deux policiers ont chacun les deux yeux arrachés et le corps transpercé. Elle se met à crier en regardant autour d’elle. Elle voit soudain Beaudimanche qui s’approche non loin de là, une hache à la main. Paniquée, elle se met à courir en direction de sa maison, elle franchit le portail, puis parvient à ouvrir la porte avec ses clés. Au moment où elle entre, la hache de Beaudimanche (lancée comme un projectile par ce dernier) lui coupe un doigt de sa main droite alors qu’elle refermait la porte. Elle utilise alors sa main gauche et réussit in extremis à refermer la porte à clef. Beaudimanche arrive près la porte et ramasse sa hache. Beaudimanche (furieux) : « je vous ai pourtant demandé de ne pas lire ce livre, sinon je reviendrai pour vous tuer n’est-ce pas ? Veuillez me le rendre maintenant ou alors j’entrerai dans cette maison plus vite que vous ne le croyez » Madame Krieg est en train de hurler de douleur à cause de son index coupé. Elle regarde la porte d’entrée avec une grosse frayeur. Puis, elle s’empresse de composer le numéro de la police avec son téléphone mais quelque chose d’inattendu se passe ; son téléphone se met à léviter, puis est projeté à quelques mètres. Décontenancée, elle regarde ses mains et essaie de comprendre ce qui s’est passé mais en vain. ??? : «Votre téléphone ne vous servira à rien. Je vous conseille d’obéir sans faire d’histoires ou bien je vais devoir user de bien d’autres moyens à ma disposition ». La voix est tellement proche qu’on dirait que la personne se trouve dans la maison… Et c’est le cas. Madame Krieg sursaute lorsqu’elle voit une jeune femme, dont le visage est recouvert d’une capuche de couleur noire, sortir de nulle part dans sa maison. La jeune femme vient s’asseoir sur le divan, madame Krieg étant debout en train de perdre un peu de sang à cause son doigt coupé. Beaudimanche (de l’extérieur) : « il n’y a pas de temps pour s’amuser avec elle, tue-la et récupère le livre. Le grand maître le veut pour ce soir » Madame Krieg se met à supplier la jeune femme, lui disant que le livre n’est plus en sa possession. Alors, la jeune femme tendit la main et, au même moment, madame Krieg se retrouva en suspension dans les airs. Puis, la jeune femme s’avança vers elle, sortit une dague. ??? : « Je ne vous le demanderai qu’une seule fois, où est notre livre ? » Madame Krieg (paniquée) : « je…je…je vous assure que… » ??? : « Je vous conseille de me répondre » Madame Krieg : « chez l’inspecteur Casanova » La jeune femme trancha net la gorge de madame Krieg à cet instant, puis ouvrit la porte et s’en alla avec Beaudimanche. ??? : « Tu as entendu ce qu’elle a dit ? Connais-tu ce Casanova ? » Beaudimanche : « oui, je l’ai déjà rencontré une fois. Il se pourrait qu’il devienne un problème, je vais personnellement m’occuper de lui » ??? : « Tu vas devoir nous ramener le livre ce soir avant la 9e heure exactement, autrement les conséquences seront désastreuses surtout pour toi» Beaudimanche : « je comprends… » Pendant ce temps, Yanou et El discutent dans la forêt pendant que Kim et Lindsay dorment. Yanou : « maintenant, je souhaiterais que tu m’expliques un peu qui tu es. Il y a trop de mystères : toi, notre guérison, nos facultés extraordinaires, des ordres mystiques dont j’ignore encore les membres, l’origine de ce qu’on m’a injecté… Il y a vraiment trop de choses que je comprends pas » El : « je vous expliquerai en temps et en heure. Tout ce que je peux te dire c’est que vous les élus, vous êtes importants, très importants. Les ordres qui sont à votre recherche veulent vous tuer pour diverses raisons, certains vous prendront même pour ce que vous n’êtes pas. J’espère que tes amies et toi apprendrez vite, c’est grâce à ce que je vous montrerai que vous parviendrez à riposter si on vous attaque » Yanou : « à t’entendre, on est en guerre » El : « tu ne sais même pas à quel point tu as raison ». Soudain, quelqu’un apparaît au milieu d’eux ; il est vêtu exactement comme El, à la seule différence que les iris de ses yeux sont blancs eux aussi. Yanou sursaute et se met en position de combat, mais El le rassure. El : « je te présente mon frère, Hashem » Hashem (contrarié) : « bien enchanté, jeune apprenti ! El, je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai trouvé un autre élu » Yanou : « vous avez trouvé quelqu’un d’autre qui nous ressemble ? » El : « d’accord, dis-moi où il est » Hashem : « c’est vraiment mauvais, ce qui se passe. Celui-là utilise déjà une partie de son don inconsciemment. Vu où il est maintenant, il risque de révéler certaines choses même sans le vouloir » El : « dis-moi où il est » Hashem : « il est au commissariat » El : « oh non ! Ce n’est pas le meilleur endroit-là. J’irai le chercher cette nuit » Hashem : « je te le conseille vivement ». Après avoir dit cela, Hashem disparait brusquement. Yanou : « tu vas le chercher hein ? » El : « oui, mais j’irai seule » Yanou : « pourquoi il n’est pas allé le chercher lui-même ? » El : « mes deux frères ont réussi à garder le contact avec moi parce qu’ils n’ont pas rejoint le royaume des morts. Leurs esprits sont sensés m’aider à vous retrouver parce que vous êtes des élus. La seule personne capable d’agir parce que la Déité l’a voulue vivante, c’est moi ».
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