Au secours, à l'aide.

4995 Mots
Asma n’est jamais revenue avec son bébé et la vie a repris son cours bientôt sept mois que je suis là et toujours pas de nouvelle de Mimi, je ne me plaignais pas. Adija était comme une copine en plus grande elle m’assistait sur tous les travaux. Et on riait ensemble. Par contre son mari m’ignorait toujours c’est vrai que parfois je le surprenais en train de me fixer mais je baisais généralement aussitôt les yeux et j’allais m’installer loin de là. Plusieurs fois j’ai rêvé que quelqu’un m’observait quand je dormais et en ouvrant les yeux au milieu de la nuit il était là dans l’encadrement de la porte, il nous regardait dormir. Ce type faisait peur. Un matin une dame est venue annoncer à Adija qu’elle avait perdu son papa elle est partie tout de suite en criant et en pleurant à chaudes larmes. Elle a amené Mohamed. Elle ne m’a laissé aucune consigne. Je me suis débattue à faire du riz sauté pour le retour des enfants. Vers vingt heures son mari est rentré, en constatant son absence il a demandé : - Elle est où ? Je réponds en baissant la tête : – Son père est mort. Il grongne contrarié : - Mince, je dois encore dépenser pour rien il est mort quand ? - Sais pas - Et moi je mange quoi ? – Je hum, j’ai fait du riz sauté si vous en voulez. - Ok apporte on vérifie si tu sais déjà préparer. Il est trop effrayant ce type et j’ai peur de lui, je coure à la cuisine et lui ramène un plat de riz que je pose sur la table : - Je vais me laver et je reviens manger ! Couche les enfants et attends-moi. Il sort de la maison et se dirige vers les toilettes… Moi je m’empresse de lui obéit ce n’est pas bien compliqué ses propres enfants sont aussi terrorisés par lui ils vont au lit à peine le repas fini. Plus tard, il revient avec pour tout vêtement un pagne sur les reins. - Assieds-toi et mange avec moi ! M’ordonne-t-il. - J’ai déjà mangé. Je réponds toujours en évitant son regard. - Dans ce cas regarde-moi manger ! Et il se fourre une grande cuillérée dans la bouche et encore, ...Puis il arrose sa gorge à l’aide du grand gobelet d’eau posé sur la table… Je me demande comment faire pour filer dans la chambre - Tu dors avec moi ce soir. – Co.. Co comment ? - Tu as compris viens on va se coucher ne fait pas l’enfant. - Je ne veux pas dormir avec vous! - Tu veux m’obliger à te forcer ? Ça ira plus vite si tu ne déranges pas. Complètement terrorisée les images défilent en vitesse dans ma tête, je revoie le film porno à la tété défiler, j’entends presque la blanche crier de douleur! Fati aussi crie , même Mimi cri dans ma tête... Je ferme les yeux mais ils gémissent toujours de douleur et moi aussi je pousse un cri : – NOOON ! NOOON ! Arrêtez je ne veux pas. Et je coure me réfugier dans un coin de la maison près de la chambre des enfants en tremblant. Lui surpris : - Qu’est ce qui t’arrive? Tu es folle ou quoi? Tu crois que c'est en criant que quelqu’un va venir te sauver ? Tu as déjà vu quelqu’un venir sauver Adija ta copine ici ? Mince il a raison, Je reviens sur terre. Le plus proche voisin habite à deux plantations de cacao d’ici. Mon Dieu ! Aide-moi ! Je regarde vers la porte aucune chance par là il n’aura qu’à tendre la main son fauteuil est trop près et, la porte est déjà fermée à clé. Que faire? vite je file dans notre chambre et me glisse près de sa fille, je me recoquille sur moi le dos à la porte, je tremble de tout mon corps j’ai vraiment peur de ce type. Je reste un moment rien! Je me retourne pour guetter la porte il ne vient pas ! Il ne m’a pas suivi apparemment. Il dit depuis le salon : – C’est toi qui voie apparemment toutes les femmes aiment être forcées, je digère un peu et je viens te chercher. Me promet t-il. Je me retourne au mur et me recoquille encore plus sur moi même apeurée. Maryam que j'ai du réveiller ou qui ne dors pas me chuchote : – Papa veut te taper comme maman ? - J’ai peur Maryam. - Il faut rentrer chez toi c'est mieux. - Maryam je ne sais pas où aller. - Ta maman est où ? - Elle ne veut pas de moi. J’ai les larmes qui me coulent des yeux sans que je m’en rende compte… - Il faut… Elle s’arrête tout à coup et ne dit plus rien. Je me retourne vers elle pour voir ce qui la distrait avant de comprendre ce qui se passe une grosse main me soulève du lit et je me mets à crier. A l’école, la maitresse avait dit : « Si tu veux qu’on vienne t’aider quand tu as les problèmes hurle de toute tes forces Au secours, à l’aide ! ». Encore un gros mensongne social mais à cet instant, je ne le savais pas encore. Alors je me mets à crier : - Au secours ! Je crie en me débattant de toutes mes forces. Au secours ! Aidez-moi ! Au secours aidez-moi ! Aaahhhhhhh ! Aaaahhhh ! À l’aide ! Au secours ! Lui me transporte juste d’une main vers la chambre d’Asma les coups de pied et de poing que j’essaie de lui donner pendant que je me débats n’arrivent pas à destination. Il me jette sur le lit, je tombe et me relève aussitôt sans arrêter de crier : - Au secours ! Au secours ! A l’aide… Mais, il utilise sa grosse main qu’il appui sur ma poitrine et me fixe sur son lit de l'autre main, il m'encadre la bouche et je ne peux plus crier! Les jambes agitées, mes mains essayent de l’atteindre sans succès. Et je commence à prier : – ALLAH ne me laisse pas aide moi stp ! Allah aide moi ! Sauve-moi mon Dieu. Il repousse mes mains et les plaques au dessus de ma tête de sa main et il se couche sur moi de tout son poids tout en continuant de me fermer la bouche. J’ai du mal à respirer j’arrive même plus à m'agiter il m’écrase de son poids… Je suis calme j’essaie de réfléchir mais l’état de panique dans lequel je me trouve me bloque toutes pensées... Un moment, il relâche la pression sur ma bouche. Alors, instinctivement j’ouvre la bouche sous lui et la referme sur un petit morceau de chair de sa poitrine et ensuite, je serre les dents très fort. – Aie ! Aie idiote que tu es ! Tu me fais mal ! Se plaint-il. Il essaye de m’arracher à lui sans succès. Je continu d'enfoncer mes dents sous sa chair, tandis que lui, me donne des coups sur la côte PAN! Et un autre PAN! - Aioooooh! Aie! Aie… La douleur m'oblige à ouvrir la bouche et je lâche sa poitrine Et un autre PAN ! Ne sentant plus aucune résistance à par mes cris, Il se soulève me retourne sur les fesses? Une main m’agrippe et l’autre me donne des coups PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! PAN ! Sur les fesses il s’arrête et commence à tirer mon caleçon vers le bas, Je gigote et me débat dans tous les sens, sous ses mains pour empêcher ça en pleurant - Aioooh Aiiiiiie Aiooooh mon Dieu! Mon Dieu! Pardon aide moi pardon aide moi mon Dieu! Mais je sens juste mon caleçon descendre le long de mes jambes et Pan ! Pan ! Pan ! Sur mes petites fesses nues ensuite PAN PAN PAN PAN sur mon dos, mon visage - Aie Aie Aie Aioooooh Aioooooh en respirant vite sous les sanglots je ne crie plus je suis en train de pleurer à chaude larmes recroquiller sur moi même : - Sniiif sniiiif sniiif sniiiif sniiif sniiiif Il finit par arrêter de me battre et par se calmer un peu, là il me retourne et m’etale de tout mon long sur son lit : - Je vois que tu es plus calme fini de jouer, tu peux crier autant que tu veux personne ne viendra te sauver. Et il se recouche sur moi de tout son long ma tête et au niveau de son ventre je tourne la tête pour pas qu’il m’étouffe d’un côté, de sa grosse main il m’écarte les jambes et essai d’y insérer son machin à l’aide d’une main en tâtonnant sur mon entrée, le petit trou entre mes jambes... Je sens un truc dur qui force mes fesses et ça fait mal ! Il essai encore et ça fait de plus en mal ? Je me crispe en essayant de serrer mes cuisses - Aie! Aie Aiiiiie arrêtes tu me fais mal arrêtes stp arrêtes! Je le supplie de ma toute petite voix mais rien n’y fait, il semble insensible à mon desespoir. Il continu de me ménacer pour me rendre plus docile : - Si tu continu de bouger et de t’agiter, tu vas te déchirer et on ne pourra pas te recoudre reste tranquille pire tu risque même de devenir stérile. Déchiré ? Stérile ? Non pas ca ! Alors je me resigne, je ferme les yeux, serre les paupières en même temps que les lèvres pour supporter les douleurs qui proviennent du contact de son zizi dur à mon entrée. C’est comme si on avait pris mes jambes et tirait dessus de chaque coté . Mon coin de pipi s’étirait et menaçait de se déchirer pour de bon! La douleur est insupportable je me remets à crier: Aie aaaaaaaiee aiiiiieeee!arreeet aiieee wooooooo tu me fais mal arrêeete. Les coups de fouet de Maloum n’étaient rien à coté de ca mon Dieu. C'est atroce ! - C'est parce que tu es encore petite attend un peu ... il crache sur sa main et revient étaler sa salive au croisement de mes jambes douloureuses… Encore une fois il n’y aura pas de miracle pour moi. Je continue de serrer les dents et je sens un gros truc dur qui s’enfonce à l’intérieur de mon corps, je sens comme ma chaire se dechirer et mon ventre se remplir au fur et à mesure qu’il s’enfonce en moi. - Waaiiiiiiiiiiih waaiiiiiiiiih aie aie ! waaaiiih ça fait mal c’est trop douloureux il m'a déchiré les fesses cette ordure! waaaiiiih ça fait mal. Ca fait tellement mal ! arrête s’il te plait ! j’ai trop mal ! De sa grosse voix roque il dit: - huum c'est bon ton intérieur bien serré comme il faut. chuchote t-il au dessus de ma tête Je sens comme si on m’enfoncait un gros bâton dans le ventre encore et encore... Ça faisait mal tout en m’étouffant . Je serre plus fort mes dents et je respire de gros bouchés d'air par mes narines les yeux en larmes. Je crie de plus en plus fort Aiieeee! Sniiiiif sniiiiiif sniiiiif sniiiiii AIIEEEE sniiiif sniiiif - J’ai mal, s’il te plait arrête ! Ca fait trop mal - Ne crie pas si fort je jouis déjà tu m’excites trop. Ok attends je vais sortir si je bouge trop tu auras encore plus mal et demain je serai obligé de t'amener à l’hôpital. Tout suite après je ressens le gros bâton qui ressort de mon ventre et la douleur reviens encore plus fort - OOOHII ! Ça fait mal sniiif sniiiif sniiiif… il a du ressortir en moi en disant: - Attends ne bouge pas . Il a remouillé sa main de sa salive qu'il étale encore entre mes cuisses qu’il rassemble de sa main, il met son zizi par là et commence à bouger… J'ai arrêté de me debattre. On dit que quand la mort arrive il rien à faire! Il était en train de me tuer et je ne pouvais me defendre contre lui. Je suis couchée là inerte les jambes en feu une immense douleur dans mon bas ventre et en même temps je m'efforce de m’évader de là de m'enfuir en pensée de cet endroit malsain, de ce monde beaucoup trop compliqué pour mon petit esprit. De mon père qui m’a abandonné à mon triste sort et de ma mère qui n’avait plus voulu de moi du jour au lendemain... La douleur n’était plus sur moi! je n’avais rien! tout allait bien! J’etais juste couchée dans mon lit et je dormais. Il n' y a pas ce gros lard sur moi …il n'y a rien à part moi couchée sur ce lit... Mais un bruit bizarre me ramène à l'attroce réalité. - Oui ça vient ! Ça vient oooooooh ! ca viiennt ooooh! C’est booonn ! oooooh ! ...Je sens tout son poids s’affaler encore sur moi. un liquide froid, gluant et degouttant me coule entre les cuisses pour finir sur le matelas. Je ne bouge toujours pas comme si toutes mes forces avaient disparues. Je suis là, couchée sous lui et je ne ressens plus rien j’avais même plus mal bizarre ! Ou alors j’ai rêvé ? Mais non, quelque chose de lourd bouge au-dessus de moi et je recommence à respirer calmement...je ne pleure plus, je ne fais plus rien, je suis juste restée coucher là à essayer d' empêcher mon esprit de se concentrer sur la nausée, le degout et pire sur cet imense feu de bois qu’on avait allumé entre mes jambes. - Reste la et dors ! Je n’en avais pas l’intention d’ailleurs même si je le voulais je ne pourrai pas. Il a laissé sa grosse jambe sur moi pour me bloquer en dormant. …Un bout de temps a passé, l’ordure ronfle très fort, il doit être endormi. Tout doucement j’essaie de repousser sa jambe sur moi, je pousse, je pousse, et j’abandonne au bout d’un moment essoufflée trop lourd ! Alors je le pince un peu, il bouge légèrement mais c’est pas suffisant sa jambe est toujours la. Je repince un peu plus fort ...Il se retourne complément de l’autre coté tout en continuant de dormir. Ouf! Enfin libre je me lève et me tors de douleur mon Dieu j’ai si mal. J’étouffe un cri de douleur en essayant descendre du lit, Mais je tombe vrap ! au sol ! Mon Dieu, pourvu qu’il ne se réveille pas! Je reste silencieuse dans la position ou je suis tombée et j’attends en comptant: un, deux, trois... rien j’essaie encore de me lever pas moyen mes jambes ont perdu leurs mobilitées, que faire ? Je commence à pleurer de désespoir tout doucement en évitant de faire trop de bruit sniiif sniiiif sniiif sniiiif sniiiif sniiif; mes jambes me fond mal! mon corps me fait mal! j’ai mal partout, j’ai mal aux fesses et ça chauffe trooop et je n’arrive même pas à tenir debout, Sniiiif sniiiiif sniiiif…Je continu de pleurer tout doucement... Snif snif snif maman ! Je veux ma maman ! sniiiiiif sniiiif je veux ma maman ! sniiiiiif sniiiif…Je veux ma maman je n’avais jamais éprouvée la nécessité de me rapprocher de ma chère mère avant ce soir. Mais à cet instant précis j’aurai donné ma propre vie juste pour qu’elle me prenne dans ses bras pour qu’elle me rassure que désormais tout devait allait bien pour moi. Que je pouvais rentrer à la maison maintenant sniiiif sniiiif sniiif Je veux rentrer à la maison maman s’il te plait viens me chercher sniiif sniiif sniiiif …Laisses moi revenir chez nous sniiiif sniiiiif sniiiiiif... … Plus tard ! Sa grosse voix m’interpelle: - Tu fais quoi au sol ! Lève-toi et viens te coucher ici ! Je sursaute un peu et ouvre les yeux... Le décor me rappelle le nuit dernière... Vite je referme les yeux et fais semblant de dormir... N’optenant pas de réponse il me tire d’une main et me jette au lit près de lui. Je reste molle comme endormi et ne bouge toujours pas. Il m’a couché sur mon bras gauche et ça fait mal ma position est très inconfortable mais j’ai peur de bouger et qu’il récommence à me faire mal encore. - Elle dort vraiment cette petite ! Il ressort mon bras gauche de sous mon ventre et me positionne enfin bien. Mince tu as beaucoup saigné comme ca! J'ai dû y aller trop fort!! Cette petite est vraiment bien me faire jouir comme ça ! Ça faisait longtemps ! Toi ma petite je vais bien t’arranger et te garder pour moi! Je garde les yeux fermés sans bouger malgré l'horreur de ses paroles . Je suis toujours endormie je n’entends rien oooh ! Je n’entends rien, ce n’est pas à moi que cet horrible monstre parle... J’entends ses pas il sort de la chambre surement pour aller se laver. … Je sens un truc sur moi, Ses mains, ses horribles mains, Je les sens sur moi horreur ! Il me touche le bras non je ne veux pas. Je m’apprete à crier quand il dit: - Aicha réveille toi je dois aller travailler réveille toi. dit-il en me secouant. J’ouvre un œil et guette, il est habillé alors, rassurée, j’ouvre mon deuxième œil , lève la tête et le regarde cette fois ci droit dans les yeux. - Laisse moi regarder si tu vas bien. il m’écarte les jambes et jette un coup d’œil entre mes cuisses m' inspecte et décide: - hummmm, Tu es déchiré ça va cicatriser seul avec le temps, par contre lave les draps il y a trop de sang dessus. Je ne lui reponds pas, je le regarde faire en me demandant ou trouver un truc pour le tuer! J’avais envie de tuer quelqu’un pour la première fois de ma vie et je me demandais comment y arriver de haut de mon jeune âge. - Ca va? tu as bien dormi ? Ralenti ? Je rêve ou quoi ? Lui et moi on ne doit pas être sur la même planète . Je lui jette à la figure d’un ton haineux. - Tu viens de me déchirer les fesses espèce d’ordure ! Il fait un geste de recul de la tête et me fixe un moment n’arrivant pas à se décider sur l’attitude à adopter puis il éclate de rire: - Ah ah ah ah ! Je vois que madame à du caractère j'aime ça chez une femme. C’est comme ça que tu me remercie de t’avoir appris à t’occuper d’un homme ? Mieux je reste calme de toute les façons il est plus fort. alors, je ne réponds pas. – Je dois aller travailler on en parlera ce soir. d’ici à ce que Adija rentre du deuil de son père je t’aurai bien modulé. Me dit-il en faisait le rond de ses deux grosses mains. J’ouvre plus grand les yeux ahurie ! Sans plus s’occuper de moi il se lève et dépose de l'argent sur la table en disant - A ce soir! Il sort de la chambre j’entends la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, le moteur de son vieux taxi brousse brouomm ! brououomm ! A un moment silence plus rien il était parti. De deux chose l’une, ou je ne comprends rien à rien ou c’est imbécile croit avoir trouvé la remplaçante d’Asma. Moi je ne resterai pas ici pour vérifier. Je retourne chez Mimi aujourd'hui quitte à y aller à pied… J’essaie de me lever du lit pas moyen j’ai besoin de récupérer, je me sens vide. Mon bas ventre a une sensation bizarre de douleur mélangée à une sensation d’intrus à l’intérieur de moi. Pourtant l’homme n’est plus en moi un truc a changé et je ne sais pas quoi en moi, tout est bizarre et mélangé à l’intérieur dans ma tête… Avant j’étais toujours agitée de l’intérieur j’avais toujours eu plein d’idée dans ma tête mais là ma tête etait complètement vide je savais juste que ce soir ne devait pas me trouver là. Bon je peux faire comme Adija fait souvent tout doucement je descends du lit et je rampe à quatre battes jusqu’à sa chambre je récupère du « sumonobice » (menthol rouge) Je m’assoir à même le sol j’écarte les jambes et je puise une quantité que j’étale préalablement sur ma paume de main et je me oins l’entre jambe et mince alors!! - Aie ! aie ! ça chauffe ! oooooooooooh aaaiiiiiii ! Moi qui croyais que je pouvais plus bien marcher je me retrouve en train de sautillé en criant de douleur dans toute la chambre pendant dix bonne minutes tellement ce truc chauffe aie aaieee ! ça chauffe ça chauffe ooooh aie ! Maryam me rejoint dans la chambre de sa mère - Ca va aicha qu’est ça que tu as? – Wooooooooooooh Maryam mes fesses chauffent oooooh –C’est mon père ? - Oui euh non oui ah ! Je veux dire il m’a fait mal hier soir et comme ta mère met toujours du « sumonibicite » quand elle a mal je voulais aussi me soigner avec, mais ça chauffe troooop ! Dis-je en dansant sur mes deux jambes cette bouffée de chaleur était trop forte comment Adija supporte ca à chaque fois elle est vraiment trop forte cette femme. - Tu t’es massée avec l’eau chaude et du sel ? Ca marche aussi sur maman quand elle a mal au fesses – Oh ! Par ALLAH ! Maryam j’ai oublié l’eau chaude salée. Je me dirige comme une vrai bancale hors de la maison pour aller chauffer l'eau. Quinze minutes plus tard, l’eau salée boue à point à l’aide d’une vieille robe je porte la marmite du feu et déverse l’eau dans une petite bassine à côté de moi. Je vais aux latrines ma bassine en main sur place l’eau est trop chaude je n’arrive pas à puiser avec mes mains. Je ressors chercher un gobelet... là je soulève ma robe et me courbe sur les genoux les jambes écartées. Je puise l’eau et hop d’un coup entre mes jambes – Woooooooooooooh ! Ça chauffe je me suis brulée ooh !Ça chauffe ! Maryam accoure et entre aux latrines – Ça va ? Me demande-t-elle inquiète. – L’eau chauffe trop. – Je t’apporte un peu d’eau froide? – D’accord. J'ai les larmes aux yeux. Prends un peu de savon aussi … - Tiens. Elle verse un grand gobelet d’eau dans ma bassine et me tends un peu de "savon kassah" (savon noir fabriqué par les haoussas du Cameroun utilisés pour nettoyer les nouveaux nés et pour soigner l’irritation de la peau en général). Je prends le savon que j’étale sur mes fesses et je puise l’eau verse sur moi et - Aah ! Là c’est mieux l’eau est tiède . C’est bon Maryam merci vas te préparer pour l’école j’arrive. Finalement j’enlève ma robe et me lave tout le corps puis je reviens dans la maison. Je crois que je déteste ma nouvelle démarche cette façon d’écarter les jambes pour respirer en bas et calmer la douleur me rend bizarre. On dirait un canard boiteux. Plus de menthol chauffant sur moi je laisse ça à Adija. Je porte un vieux caleçon, un pantalon puis un pull. Dans la chambre d’Asma je retrouve les pièces sur la table de chevet 1200 francs carrément ! quel générosité ce matin! Ça a toujours été 500 francs depuis mon arrivée. - Maryam ! - Oui aicha. - Tiens 200 francs pour l’école tes frères et toi . Je risque ne pas être là à votre retour. Tu n’auras qu’a réchauffer le reste de nourriture en attendant votre père. - Merci et tu vas ou? - Je m’en vais maryam - OK bye alors. Se contente t-elle de répondre. – Bye Elle se serre contre moi et s’en va un peu triste. Plus tard je me sers un peu de riz que je mange pour m’approvisionner riche des 1000 francs laissé par le père de Maryam, je sors tire la porte derrière moi mon petit ballot en main et je me lance sur la route sans un regard derrière. Je stoppe une moto en chemin: - Bonjour, dis-je timidement. Je dois aller à ‘ « makih 1» et je voudrai que vous me déposiez à 500 francs. Le chauffeur me regarde et demande: – Tu voyages seule ? –J’ai l’habitude ma mère m’attends à l’arrivée comme à chaque fois. Je mens sans sourciller. - Ah ok monte alors je te dépose mais c’est 700 francs – Faut bâcher, je n’ai que 500 francs. – C’est bon allons . Et hop ! Nous voilà parti ...quarante cinq minutes plus tard ! – Tu descends à quel niveau ? – Laisse-moi à la descente chez le père de Mitouchou. – Lequel ? – Celui qui vend les poulets – Il fallait le dire plus tôt on a traversé l’entrée tu dormais ou quoi ? – Pardon j’ai pas fait attention – Psuiip, ça va, je te dépose c’est un ami de mon père. - Merci. J’arrive devant la porte de Mimi, c’est fermée à clé, il n’est pas plus de huit heures si elle est sortie elle risque de revenir tard comme d’habitude . Le mari de Mimi me trouve assise devant la porte: – Aicha c’est toi? En sortant du poulailler. - Oui je suis rentrée. – C’est Mimi qui t’a demandé de rentrer? - Non, ils ont voyagé et ils ne pouvaient pas m'amener . – Hum, tu tombes bien les poulets n’ont plus à boire. Vas laisser ton sac chez moi et va me chercher l’eau à la source. - Ok j’y vais. Ravie de m'occuper l'esprit et le corps ca m’évitera de penser à mon viol. Une fois la corvée d’eau finie il m’a demandé de laver son sol. Sol fini, il a fallu arranger son lit puis balayer la cour …j’ai fini au champ pour semer quelques grain de mais dans un seau de cinq l****s. Je reviens du champ vers seize heures et j’ai très faim je pense prendre 2 gros gâteaux de « bouodohbou » (Banane + farine de maïs huile rouge sel piment emballé dans des feuilles vertes) J’ai de l’argent emballer dans mon pagne encore cinq cent francs. J’entre chez le mari de mimi et j’attends des gens qui parlent dans sa chambre, je me rapproche: - Papa pourquoi on mange dans la chambre ? je veux aller dehors! Demande Fati. – Si tu vas dehors il va falloir donner pour Aicha aussi si elle te voie. Moi je ne nourris pas les pauvres, ce n’est pas chez elle ici ! AAAH BON ? On va voir !
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