Heureusement pour moi, dès le lendemain matin, Mimi me dit qu’une amie à elle dont, la fille venait d’accoucher avait besoin de quelqu’un pour l’aider à faire le ménage et que je devais aller rester là-bas un mois.
Merci mon dieu Je n’aurai pas à retourner chez les Patricia pour le moment.
La fille de la copine de Mimi s’appelle Adija elle habite à deux quartiers de chez Mimi, le seul problème ça allait être arrivé à temps à l’école c’était un peu loin.
Mimi m’a accompagner la bas après que je sois rentrée de l’école quand je me suis inquiétée pour l’école elle m’a répondu:
- Ce n’est pas important, moi-même je n’ai pas fréquenté je viendrai te chercher dans un mois.
- Ok et si papa viens me chercher?
- Il ne viendra pas.
- Ok je peux qu'a même prendre mes cahiers?
- Non tu n'en auras pas besoin je te dis tu reprendras l’école à ton retour
- Ok.
Bon c'etait juste pour un mois. Je me rattraperai. Me voici chez Adija. C’est une jeune femme au teint clair qui doit avoir vingt cinq ou vingt sept ans pas plus. Elle très grande de taille d'après Mimi elle a cinq enfants de neuf, sept, cinq ,trois ans et le dernier a un mois.
Elle habite une grande maison en terre battu avec une porte d’entrer en bambous.
- Bonjour me dit- elle en me voyant arrivée avec Mimi elle a l’air timide - c'est toi Aicha?
- Oui bonjour. Je lui réponds
- Tu es jolie. Me dis t-elle
Ah bon ? Personne ne me lavais encore jamais dit du coup je garde le silence un petit sourire aux lèvres. Elle aussi etait belle avec deux bouts de longs cheveux noirs qui sortaient du bas de son foulard. Elle a l'air triste ou timide je ne saurais le dire exactement.
- Mimi comment vas-tu ? Venez entrez dans la maison. Nous invite t-elle.
- Non merci, répond Mimi. Je suis juste de passage, je dois y aller fait moi signe dès que tu peux déjà te débrouiller je reviendrais la récupérer.
- Encore merci Mimi.
- De rien ma fille au revoir. Et Mimi sans alla sans même me dire au revoir.
Je la regarde s’éloigner et lui lance un:
- Au revoir Mimi
Pas de réponse je crois qu'elle n'a pas attendu, elle a juste allongé le pas pour disparaitre au coin de la rue.
- Viens avec moi. Me dis Adija et je la suis à l’intérieur.
On entre et on trouve une femme très mince avec un teint style ‘’Fanta coca’’ (décapée) assise au salon sur une grosse chaise en rotin elle lit un vieux livre de mode d’après la photo de couverture.
Elle lève les yeux et lance d’un ton insolent à Adija :
- C’est qui encore celle-là ?
- Ça ne te regarde pas. Lui répondis Adija.
- Ah bon tu crois ça ? Si c’est encore un membre de ta famille, je vais la chasser comme tous les autres. Mon pauvre mari ne se tue pas en brousse pour nourrir ta pauvre famille je te préviens!
Adija ne réponds pas et se dirige vers une chambre je me contente de la suivre ça doit être sa coépouse. Me dis-je.
- Ici c’est la chambre des enfants tu vas dormir avec eux. Me dit Adija en me montrant un grand matelas de ‘’Gneh’’ (Matelas fait à base de fin feuille morte sèchent recouvert de sacs qui servent souvent à emballer le cacao)
- Mets ton sac là-bas c’est tout ce que tu as ?
- Oui.
- Tu n’as pas beaucoup d’habit ?
Je fais oui de la tête
- Ce n’est pas grave je te donnerais quelques vieux vêtements de ma fille. Voilà (m'explique t-elle) tu m’aideras à porter le bébé, en cuisine, à puiser de l’eau et à laver des vêtements du bébé ne t’occupe pas de ma coépouse même si elle te provoque tu ne réponds pas. Tu comprends ?
Je fais oui de la tête :
- Ok viens voir le bébé il dort ne fait pas de bruit…
- Adija ! Adija ! Je te préviens j’ai faim vas vite préparer ohh ! C'est la voix aigue de sa coépouse depuis le salon.
Je lève les yeux sur Adija elle ne bronche pas! Comme si elle n'avait rien entendu, elle entre dans une autre chambre il ya un lit recouvert de drap blanc brodé avec des fils de couleurs au milieu du lit, un petit garçon dors paisiblement.
- Regarde chuchote Adija il est là, il s’appelle Mohamed. Sortons avant que la folle là ne me réveille l’enfant.
En repassant au salon :
- Adija j’ai faim si je ne mange pas dans trente minutes, tu sais ce qui t’attend le soir !
Adija ne répond toujours pas. Elle sort de la maison et moi derrière, on se dirige vers une cuisine en toit de pailles .
- Mince. constate-t-elle en entrant : C’est quoi ça ? Regarde-moi ce sac de riz il était plein le matin la folle a encore volé et c’est moi qu’on va gronder attends-moi ici j’arrive.
Je m’installe sur une chaise en bois et tout à coup des gris.
- Espèce de voleuse! Tu as encore profité comme je suis sortie vacciner l’enfant pour envoyer le riz à ta famille, cette fois je ne me laisserai pas faire je vais te dénoncer des qu'il rentre.
- Ah Ah Ah je croyais que tu ne parlais pas! Coure toujours et qu’est ce qui prouve que c’est moi ?
- Je te dis. crie Adija. Je ne me laisserai pas faire!
- Ok on verra je te réserve une grande surprise ma chère à ta place je porterai un truc de protection on ne sait jamais ohhh! Quitte devant moi et va préparer.
- Arrête de me parler comme ça je ne suis pas ta bonne. Ca c'est la voix d'Adija.
- C'est ce que tu crois, on verra tu partiras d'ici ou tu finiras en bonne Parole d’ASMA.
- Toi aussi il va te délaisser quand tu auras plein d'enfant avec toi, c'est juste une question de temps!
- Ma chérie rêve toujours! Je compte m’arrêter juste au petit héritier qui est dans mon ventre je ne suis pas stupide comme toi!
- ... N'importe quoi dit Adija
- Arrête de m’essouffler et vas porter ton bâtard il est réveillé ! Lui crie Asma.
La j'attends les cris d'un bébé Gniaa! Gnia! Gnia!
- Je t’attends à l'accouchement toi qui ne sais même pas qui est le père de ton bébé.
- Adija ! Tu vas regretter tes paroles je te le promets!
Quelques instant plus tard, Adija revient à la cuisine et me dit:
- S'il te plait vas porter l’enfant il est réveillé.
Je sors de la cuisine et va à la maison, je reviens quelqu’un instant plus tard avec le petit Mohamed dans les bras et me rassoie sur le tabouret c’est un bébé plutôt calme il a arrêté de pleuré dès qu'il m'a vu.
Il s**e son doigt en regardant sa mère s’activer pour le repas du soir.
En effet Adija mijote un plat de couscous de mais avec du Japche (légume vert au pistache très populaire chez les bamouns) Elle a allumé deux feux de bois l’une pour le légume préalablement découpé et nettoyé l’autre pour le couscous du maïs.
Trente minutes plus tard, les enfants d’Adija (Youssouf, maryam, oumou et salma) rentrent de l’école ils passent par la cuisine ils ont tous le même teint que Adija et la même forme de visage.
- B’soir maman disent -ils en cœur
- B’soir les enfants, dite bsoir à Aicha
Ils me regardent d’un air curieux et Maryam la plus grande qui a presque la même taille que moi fini par dire:
- Bonsoir Aicha
Je réponds avec un petit sourire :
- B’soir
- Aller vous laver votre père va bientôt rentrer et surtout éviter les problèmes Adija doit faire allusion à sa coépouse Asma.
- Oui maman. Et ils s’en vont vers la maison.
Une heure plus tard Adija a fini de préparer. Elle diminue juste le feu sur la marmite du Japche et Y ajoute un peu d'eau.
- Viens. Me dis t-elle. je vais te montrer comment on lave le bébé.
Elle prend une grande bassine et y verse un peu d’eau préalablement chauffée qu’elle dilue en y ajoutant de l’eau froide très claire puis, elle y trempe les doigts et me dis :
- L’eau est tiède c’est bon.
Ensuite, elle déshabille Mohamed le plonge dans la bassine et le savonne puis commence à le frissonner à l’aide d’un gant de toilette gris. Le petit est tout excité et content: il tape les mains dans l’eau, je m’écarte un peu pour ne pas être mouillée.
Puis Adija le rince et l’enveloppe dans une serviette qui avait dû être blanche à l’originale et donc la couleur actuelle hesitait entre le gris et le marron.
Puis, elle se dirige à l’intérieur de la maison pour l’habiller moi derrière.
Madame la coépouse est assise à la même place depuis mon arrivée au salon elle maugrée en nous voyant passé:
- Laisser une femme enceinte affamé toute l’après- midi on verra !
Adija l’ignore encore et s’en va direct dans la chambre. Là, elle est en train d’attacher les couches à Mohamed puis elle lui met un caleçon et un pantalon, des chaussettes et enfin un pull propre.
Tout à coup on entend des pleures venant de la cour :
- Sniiif sniiiif sniiif … Je te dis chéri …Mon porte-monnaie a disparu je n’ai même pas pu aller m’acheter un beignet pour sniiiif sniiiif sniiiif sniiiif nourrir ton fils dans mon ventre sniiiif sniiiif . Je ne sais pas pourquoi elle me déteste tant… Pardon parle lui hein il faut lui parler.
- Adija! Vient ici tout de suite ! cria une grosse voix d’homme. Adija ! Adija! Ne m’oblige pas à te sortir de la !
- Sniiiiif sniiiiif chéri pardon parle lui seulement je ne veux pas des problèmes avec sa famille.
- Laisse je m’en charge. Lui ordonne l’homme
Adija me dit :
- Porte l’enfant j’arrive s’il te plait.
Et elle sort de la chambre moi je m’assoie sur le lit avec Mohamed les autres doivent être dans leur chambre.
Tout à coup j’entends des slach ! Slach ! Aie ! Aie ! Aie !
C’est la voix d’adidja venant du salon, je pose Mohamed sur le lit et je guette à travers la porte un homme très grand et costaux est en train de battre sur Adija et Slach ! Slach !
Il lui crie dessus - Tu me veux quoi ? Hein ? Pan ! Pan ! Tu détestes ma femme pourquoi ? Adija mon malheur a été de t’épouser !
Et slach!!! et slach!!! sur le visage d’Adija qu’elle protège de ses mains tant bien que mal :
- Je vais finir par te tuer et slach!! ! Et slach !!!!
Sur les parties du corps qu’adija n’arrive pas à protéger de ses mains. Cette dernière pleure maintenant à chaude larmes :
- hi hi hi hi !hi hi hi ! Laisse-moi tranquille OOH hi hi hi ! Laisse-moi.
L’homme fini par arrêter de taper sur Adija et demande:
- Ou as-tu caché le portefeuille de ma femme ?
- Quel portefeuille ?
- Mon porte monnaie que tu as piqué pour que je reste affamé toute la journée
- Mais je n'ai rien fait!
- Il n’y avait que nous deux ici et je l’avais posé sur mon lit . Argumente la coépouse.
- Je n’ai pas pris le portemonnaie
- Adija ! Ggronde l’homme. Je sais que tu essai de tuer mon enfant dans le ventre de sa mère mais je te dis tu finiras par partir d’ici. Ou est son portemonnaie avant que je ne perde patience ?
- Je n’ai pas pris répond Adija
- Chéri vas fouiller dans sa chambre ou sa valise moi, je ne voulais pas entrer dans la chambre de quelqu’un, je t’attendais pour régler ça. C’est toi notre mari, l'homme de la maison.
- Tu as bien fait Asma, toi laisse-moi passer. Il bouscule Adija et se dirige droit sur moi ! vite je file me rassoir sur le lit et fais semblant de m’occuper de bébé.
Il entre sans un regard pour moi jette un coup d'oeil circulaire puis s'en va ouvrir la valise d’Adija au fond de la chambre et s’exclame
- Voleuse! Adija je te jure que je vais te tuer! Puis il ressort de la chambre et se précipite sur Adija et PAN ! Et PAN ! ...Sur elle.
- Chéri laisse la comme ça ooh pardon chéri laisse la comme ça. Je retourne à mon poste d'observation et regarde Asma qui fait semblant de vouloir séparer la bagarre ! Elle tend la main en se tenant à distance respectable en criant:
- Chéri laisse la on va dire que c’est à cause de moi ooh je ne veux pas de problème chéri je suis enceinte arrête !
Adija continu de gémir de douleur sous les coups de son mari Aie! Aie! Les deux mains encadrant son visage :
- Je n’ai rien fait Aie Aie ! J’ai rien fait sniiiif sniiiiiif
Son mari fini par s’arrêter et va s’assoir :
- C’est bon chéri calme toi. Dit Asma qui va s’assoir près de son mari et lui caresse le bras. Moi tout ce que je voulais ce que tu récupères mon portemonnaie. Pas la bagarre, ca me stresse beaucoup tu vas bien? Je peux te faire un petit massage?
- Ca va laisse-moi me reposer un peu je suis fatigué.
- D’accord chéri même que je voulais laver ton fils Mohamed elle m’a demandé de ne jamais toucher à son fils
- Quoi ?, hurla son mari - elle a dit ça ?
- Oui chéri je suis vraiment dépassée par tant de haine envers moi.
- Adija tu as amené les enfants ici?
- Chéri laisse je te dis ce n'est pas grave je ne suis pas fâchée. J’essaye d’éviter les problèmes et toi, tu as la tension ne t’énerve pas comme ça! Sinon elle va finir par te tuer.
Et Adija me rejoint dans la chambre met sa tête sous l’oreiller et pleure pourquoi ne se défend t-elle pas plus que ça ? Elle me fait de la peine, je l’observe en silence vraiment et son mari aussi quelle idée de mettre deux coépouses dans une même maison !
- Adija j’ai faim apporte nous à manger. Cria à nouveau l’homme. Ou tu as l’intention de m’affamer aussi ?
- Chéri attend je vais te servir. C’était la voix d'Asma.
- Non ne sois pas si gentille avec elle laisse assied toi tu dois faire attention au bébé.
Asma lui retorque :
- Ok comme tu veux. Adija s'il te plait, viens servir notre mari il a faim!
- Ajida se lève docilement et s’en vas nourrir sa famille moi je sors Mohamed en main et je vais m’assoir dans un coin du salon les enfants sont tous assis sur l’autre fauteuil La maison est silencieuse. Quelques minutes plus tard nous mangeons tous en silence …
Le mari de Adija m’ignore toujours il fait juste comme si je faisais partie du décor comme ses enfants.
- Puis repu il demande c’est à qui le tour aujourd'hui ?
Asma :
- Chéri c’est la semaine de Adija.
- Ok. Dit-il en se levant. Adija ! Je t’attends dans la chambre couche l’enfant de l’autre côté puisque tu t’es pris une nounou et fais vite!
Asma Ricane et s’en va dans sa chambre à elle . Ah il a qu’a même remarqué qu’il y avait une étrangère dans la maison…
Demain est un autre jour…
Les jours ont passé Adija et moi on n’a pas de problème c’est une femme vraiment passive, et gentille.
Sa coépouse par contre à beaucoup d’énergie. Elle multiplie les petits coups monté contre Adija et celle-ci continu de subir. Une fois elle a cassé tous ses plats cassable et à accuser Adija. ça marchait à chaque fois. Ou son mari était complément aveuglé par elle ou il voulait chasser Adija je ne saurais le dire.
Pire encore une autre fois elle a menti avoir surpris Adija en train de chuchoter avec le boutiquier Malien, le tour là, Adija a passé deux jours à se tordre de douleur sous les coups de point de son mari.
Un jour pendant que je refaisais les nattes sur la tête d' Adija je lui ai demandé:
- Pourquoi tu ne te bas pas contre elle à armes égales ?
Adija a souri en disant: Laisse la Dieu se chargera de la punir je ne ferai rien.
- Et ton mari va continuer à te taper comme ça devant tes enfants ?
- Laisse le lui aussi aura honte ici. Laisse Dieu s’occuper d’eux.
– Moi je l’aurai déjà tabassée.
– C’est pas la peine, un jour tu te mariera et tu comprendras que dans un Mariage, le plus important c’est la patience.
J’en doutais.
Mais n’empêche qu’elle avait des bleus tout le temps et qu’il fallait la masser à l’eau chaude constamment puis étaler du ‘sumornobisite’ (Menthol rouge chinois très populaire pour soigner les multiples traumatismes du corps ).
...
L’accouchement de Asma était prévu pour bientôt, elle s’était un peu calmé et semblait peu sure d’elle. Un soir au beau milieu de la nuit, elle se mit à hurler de douleur
- Aioooh ! Aioooh amenez moi à l’hôpital oooh J’ai mal cria-t-elle
Le mari d’Adija apparemment debout appelle:
– Adija ! Viens aider ta sœur vite il faut qu’on aille à l’hôpital elle souffre beaucoup viens vite mon enfant arrive déjà!
Adija entra dans notre chambre et me secoue :
– Aicha ? Ah ! Tu es réveillé? Viens tu vas rester avec Mohamed, je dois aller à l’hôpital. me dit elle pressée et elle ressort pour assister sa sœur.
Je me lève et sors de notre chambre pour celle d’adija et je me couche près du bébé.
Heureusement que le mari d’Adija etait chauffeur de taxi brousse, sinon arriver à l’hôpital n’allais pas être facile. Quelques instants plus tard, ils sont partis de la maison et on a pu dormir jusqu’au matin.
À six heure du matin, Adija etait deja de retour ! Moi en la voyant entrer dans la chambre :
– Bonjour, elle à accoucher ?
- Non pas encore le bébé refuse de sortir.
– Il refuse comment ?
– Laisse seulement je t’avais dit que Dieu était grand non ?
– Oui donc c’est Dieu qui empêche le bébé de sortir ?
Adija sourit :
- Non en fait il attend plutôt qu’Asma donne le vrai nom du père de son bébé.
C’est vrai que moi-même je ne savais pas comment s’appelait son mari
- C’est quoi le nom de ton mari ?
Adija éclate de rire
- Ah Ah Ah tu es drôle Aicha, laisse ce n’est pas important de toutes les façons tout le monde à part lui est au courant que cette femme essaye de lui coller l’enfant de quelqu’un d’autre au dos.
- Ce n’est pas ton mari le père du bébé ?
- J’espère pour elle que oui .écoutes je dois y retourner je suis venu chercher quelques affaires, Prends trois cent francs sur la table pour les beignets et n’oublie pas de faire la bouillie de Mohamed stp . Je serais la avant midi.
Je ne comprends vraiment plus rien. Quelques instants plus tard elle est repartie sur une moto qui l’attendait à la porte surement.
Comme c’était un samedi les enfants d’Adija n’allaient pas à l’école. Maryam m’a aidée en portant son petit frère pendant que je faisais le ménage.
Ici, on arrose et on balaie le sol qui n’est pas cimenté, puis, j’évolue en lavant les assiettes sales de la veille près de la cuisine et comme finalement tout le monde voulais de la bouillie de mais sucré j’en ai fait en grande quantité et on s’est régalé.
Vers seize heures, Adija n’était toujours pas rentré et j’ai pellé un peu de patate douce jaune (Soko en langue locale) que j’ai faite cuire et on a encore mangé accompagné d’un peu d’huile rouge salée. Finalement à dix sept heur heures on a attendu le ronflement d’une moto Adija était de retour seule encore !
Ses enfants ont couru l’accueillir:
- Maman maman !
Moi je reste derrière avec Mohamed il a été très calme toute la journée comme s’il savait que je ne pouvais pas lui donner du sein mais là, il essayer de s’échapper de mes mains je me dirige donc vers sa mère et lui tend son bébé:
– Il a été sage?
- Il est toujours sage dès qu’il mange il dort, il n’embête pas.
– C’est bien ça mon bébé viens dans les bras de ma maman. Elle le soulève en l’air et éclate de rire toute seule. - ah ah ah Allah est grand Masha Allah (Dieu merci).
C’est la première fois que je la voie aussi heureuse depuis mon arrivé ici, je refuse de croire que c’est parce que sa coépouse à enfin eu l’héritier de son mari. Il doit y avoir autre chose.
– Tu vas bien ?
– Bien sûr ça ne se voit pas ? Laisse ma petite Aicha viens m’aider à faire à manger à mon mari je vais devoir le consoler ce soir ah ah ah! il a eu la grosse déception de sa vie.
Comme d’habitude nous nous sommes retrouvés à la cuisine moi le bébé en main elle en train de s’afférer sauf qu’aujourd’hui, il y a de la joie dans l’air.
Moi je suis impatiente d’écouter son histoire !
Adija constate que je la regarde genre et alors ?
- Toi aussi aicha tu aimes trop le congossa. Tu parais plus mure que ton age tu es sûre que tu as seulement 9 ans ? Sans attendre la réponse elle continu: Laisse je vais te raconter imagine quoi ?
- Quoi ? je lui demande Impatiente.
- Nous voilà à l’hôpital et monsieur mon mari est tout excité et tient à couper lui-même le cordon ombilical comme on il avait vu les blancs amoureux de leur femme faire dans les films. Aicha moi, j’en ai fait cinq avec lui monsieur partait me déposer allait chercher ma mère et ne revenait que pour payer les factures et nous ramener à la maison.
Bon si elle commence à comparer à chaque phrase ça risque d’être très très long.
Elle continue cependant à raconter:
- Il était avec sa femme dans la salle d’accouchement et attendait monsieur l’héritier qui refusait de sortir comme je t’ai dit ce matin.
Vers dix heures, toujours rien pas de bébé et la maman qui meurt de douleur à un moment la maman de Asma qui nous à rejoint à demander à mon mari de sortit de la salle d’accouchement.
Mon mari a dit jamais, de toute les façons son héritier ne naitra qu’une seule fois et il tenait à l’accueillir lui-même la maman de Asma n’avait qu’à sortir elle. Une heure plus tard toujours pas d’héritier. La maman de Asma a commencer à accuser mon mari de vouloir tuer sa fille qu’il fallait qu’il sorte pour que le bébé arrive et lui il s’obstinait. Son enfant sortirai en sa présence et pas autrement !
L’aide-soignante les a chassés au couloir puis, elle a alerté le docteur en demandant à mon mari de préparer l’argent car ça risquait finir en opération.
Le docteur est venue, il a examiné Asma en disant qu’il n’y avait pas de problème, il a dit qu’il avait l’habitude de ce genre de cas traditionnelle. D’ailleurs d’après le docteur, la dernière scène de ce genre avait fini par la mort de la maman et du bébé. Sans préambule il a demandé à Asma si elle était sure que le père était bien son mari
Mon mari a crié - Oui c’est moi le père dit le lui Asma c’est mon bébé non ?
Silence radio du côté d’Asma
Mon mari a imploré Asma de crier son nom rien.
Toujours silence radio du côté d’Asma.
Mon mari a donc dit :
- Dans ce cas je sors si ce n’est pas moi le père pour que tu puisses accoucher tranquillement.
Silence radio
Le docteur a insisté auprès d’Asma en lui disait que dès qu’elle donnera le vrai nom du père l’enfant sortira. Elle a fait signe au docteur de se b****r et elle lui aurait apparemment donné un nom à l’oreille.
Là mon mari est ressorti au couloir la queue entre les jambes, ce n’était pas suffisant le docteur lui a demandé d’aller jusqu’au portail de l’hôpital et à peine il s’est éloigner qu’on a entendu les cris de l’héritier. Le bébé était enfin la !
Je suis restée au couloir à attendre les instructions de mon mari il est revenu deux heures plus tard m’agresser :
- Tu fais quoi la ?
- Je t’attendais.
- On dit que l’enfant n’est pas à nous alors allons-nous en, mieux j’évite de tuer quelqu’un pour rien.
– Et l’héritier ?
Il a bondit en voulant me cogner puis il a du s’est rappelé qu’on était en public et il m’a juste menacé du doigt. Puis, il m’a demandé de rentrer qu' il allait travailler un peu avant de rentrer.
– Maintenant il faut un nouveau héritier, peut être toi ? Mon petit Mohamed. Elle parle en tapotant la joue de son fils. Imagine mon petit Mohamed, si ton père fait un accident mortel aujourd’hui, imagine un peu mon bébé comme il est sous le choc là, tu crois que qui sera l’héritier ? Hein ? Hein mon doudou sûrement toi mon champion, l’unique et seul heritier de son Papounet. C’est toi que je choisirai …elle parle en faisant des bises à son fils partour sur son corps…
Mieux je la laisse à son délire d’ailleurs elle s’adresse à son fils et non à moi...