VI-2

2106 Mots

– Tais-toi, je t’en supplie, bégaya Pauline à bout de courage, tu me fais trop de peine. De grosses larmes roulaient sur ses joues. Elle sentait que cette fille ne mentait pas, ses affections déchirées saignaient en elle. Chaque scène évoquée prenait une réalité vive : Lazare étreignait Louise défaillante, tandis que madame Chanteau veillait à la porte. Mon Dieu ! qu’avait-elle fait, pour que chacun la trompât, lorsqu’elle était fidèle à tous ? – Je t’en supplie, tais-toi, ça m’étouffe. Alors, Véronique, en la voyant si émue, se contenta d’ajouter sourdement : – C’est pour vous, ce n’est pas pour elle, si je n’en dis pas davantage... Eh ! aussi elle est là, depuis la matinée, à vomir sur votre compte un tas d’horreurs ! La patience m’échappe à la fin, mon sang bout, quand je l’entends

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