Ses paroles s’embarrassaient de plus en plus, elle suffoquait, et ses lèvres devenaient si noires, qu’une catastrophe immédiate semblait à craindre. – Oh ! ma tante, ma tante, murmura Pauline terrifiée, si tu savais comme tu te fais du mal ! – Eh bien ! c’est ce que tu veux, n’est-ce pas ? Va, je te connais, ton plan est arrêté depuis longtemps, tu es entrée ici dans l’unique but de nous assassiner et de nous dépouiller. Ton idée est d’avoir la maison, et je te gêne... Ah ! gueuse, j’aurais dû t’écraser le premier jour... Je te hais ! je te hais ! Pauline, immobile, pleurait silencieusement. Un seul mot revenait sur ses lèvres, comme une protestation involontaire. – Mon Dieu !... mon Dieu ! Mais madame Chanteau s’épuisait, et une terreur d’enfant succédait à la violence de ses attaque


